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Le blog de gatsby1969

“Le sérieux est le bonheur des imbéciles” Montesquieu

Archive du 3 décembre 2008


Papa dans Maman…

Amis du Jour Bonjour !

Près de 10.000 connexions, wahou ! Ca dépote !

Grâce à vous je me la pète grave, j’ai dû emballer mes chevilles sous bandes molletières pour pouvoir les faire entrer dans mes chaussettes !

Ce qui est une habile transition pour introduire (si je puis m’exprimer ainsi) le sujet de ce jour: comme promis à l’ami Oluff, une promesse étant une promesse, cochon qui se dédit ! (si je puis parler de cochon vu le fameux sujet dont vous attendez tous, les mains moites et le coeur palpitant, le contenu. J’éxagère ? A peine… je vous connaît bande de pervers !) nous évocquerons aujourd’hui ce délicat mélange des fluides et des sens qu’est l’amour charnel.

Bin oui j’ai sauté le pas (si je puis m’exprimer ainsi) et m’engouffre dans la brèche (si je puis…oh et puis zut, complétez par vous même, j’ai la flemme !)

En guise de préliminaires (si je…..), soulignons qu’à l’instar de l’oeuf et de la poule, on ignore toujours à ce jour qui était arrivé sur cette bonne vieille terre en premier: l’Homme, la Femme ou …. le sexe!

Car pour exister il faut concevoir et pour concevoir il faut 2 partenaires que nous nommeront pudiquement X et Y (et je rappelle (à tarte) que, comme l’amie Zézette dans “le Père Noel est une ordure”, nous sommes tous Monsieur X ou Madame Y). Mais pour que X et Y soient là, il faut que papa et maman X ainsi que papa et maman Y aient joués aux Lego ou au Bilboquet un soir de désoeuvrement coupable….. Donc y a rien à faire, on tourne en rond…

Bref, avant même l’invention du PMU, de l’aspirateur ou du lancer de nains sur matelas, le loisir principal de l’Humanité les soirs de pluie était de gaiement forniquer. Autant dire que bien des personnes se sont penchées sur le sujet (si je puis m’exprimer ainsi) avant que votre clown préféré vienne y mettre (si je puis…) son grain de sel.

Je ne vais pas titiller (si je puis…) vos plus bas instincts en vous rappellant les régles de ce mécanisme hydraulique de base (tout corps plongé dans un liquide….) qui abouti inévitablement aux phrases rituelles suivantes :

- “Ah oui Léon, soyez mien grand fou!” si l’on est Y;

- ou “Alors heureuse ?” si l’on est X.

Nous partirons du principe que toute personne suffisamment déjantée pour lire ce blog a eu l’occasion au moins une fois dans sa vie de se faire appeler “Léon” ou d’être heureuse.

Si tel n’était pas le cas:

- ou vous êtes trop jeune pour lire ces lignes et foutez moi le camp de ce blog avant que je vous colle une fessée (quoi queue…. je me demande si ça ferait pas des heureuses…)

- ou vous êtes à plaindre et ce billet risque de vous rendre dépressif et regretter de ne pas avoir répondu aux avances de votre petite amie du-bac-à-sable-du-square-en-bas-de-la-maison qui vous avais proposé dans la fleur de la quatrième année de votre pitoyable existence de jouer avec elle au docteur ! Donc foutez moi le camp de ce blog vous aussi !

Bien.

On est maintenant entre gens civilisés.

Etreignons donc à bras-le-corps (si je puis…) la substantifique moelle (si….) de la sensualité.

Vous qui me subissez de longue date, vous savez que j’aime à distinguer les points de vue masculin et féminin. Aux dernières nouvelles et après avoir lu de savants bouquins de psychanalyse qui ont longuement disserté sur la question (Jeune et Jolie, Cosmopolitain, Biba, Marie-Claire, etc, etc…), nous aurions:

-Si vous êtes un Homme: Pour vous tout va bien ! Vous avez dû quitter le ventre de votre mère, vous rejoignez celui de celle qui vous rend tout chose ….(voir figure 1), en faisant battre votre coeur, mouiller vos mains et défier les régles de la gravité universelle du Père Newton  en prouvant qu’on peut s’élever tout en étant plus lourd que l’air !

Bref “coquette” est à l’abri, l’endroit est chaud, acceuillant et la préserve (si je puis…..) des éventuelles agressions extérieures. Cool Raoul. A l’aise Blaise. On sait qu’on va éliminer des toxines, faire travailler ses muscles, griller des calories et se débarrasser de fluides encombrants…..

 - Si vous êtes une Femme: l’acte sexuel est pour vous une aggression ! On introduit un corps étranger en vous (voir figure 2) tel le spéculuum de ce con de gynéco sans savoir s’il est lavé, propre et sans ce délicat goût de fromage blanc rance que certains ont après une journée de labeur bien remplie (je parle du corps étranger, pas du gynéco ou de son engin, le speculuum !, voyons !!!!). Et au final on subi une invasion massive de protéines pas casher du tout !

Faut vraiment le désirer pour le faire…..

Et c’est là Ami lecteur que nous touchons le point sensible (si je puis…) ! Car tout est une question de désir !

Pour l’Homme le sexe est une protection, il se réfugie dans un ventre qui n’est plus maternel mais presque. Il veut donc pratiquer cela le plus souvent possible.

Pour la Femme le sexe est donc une aggression, elle héberge un hôte au plus profond de son intimité. Accepter cela n’est pas facile. Faut vraiment en avoir envie… et en plus qui c’est qui va nettoyer les draps ?

Et c’est ainsi que naît une querelle longue de plusieurs siècles pour savoir qui, du dîner aux chandelles ou de l’aspirine, est le meilleur ami de l’Homme….

Alors chers X, mes frères de galère, calmons nos bas instincts. Evitons de dégraffer ces saloperies de trucs à verrous-de-la-mort-qui-tue qu’on appelle “soutien-gorge” sans avoir au préalable dit……. : “Bonjour!”

Ne confondons pas clitoris et manette de jeu de PlayStation car non ! Ce n’est pas en faisant rond, double-carré et triple-croix qu’on gagne l’extra-ball !

A ce sujet il serai bon de rappeler qu’il est inutile de secouer, malaxer, broyer, mordre, voire pour certains amputer, ce foutu bitoniau qui a tant fait couler d’encre (et pas seulement de l’encre d’ailleurs…..si je puis…etc…etc…etc…). Le désir féminin ne se mesure pas dans l’amplitude des dégâts causés mais dans la finesse du toucher. Du doigté que diantre ! (si je puis….)

Et enfin, en fin, en faim, n’oublions surtout jamais LA régle d’or: pour qu’une Femme consente à faire l’amour avec vous, il faut:

1 - que ce soit une femme (sans commentaire….)

2 - qu’elle soit en vie !

3 - et qu’elle soit d’accord !

C’est pourtant simple non ?

Songe d’une nuit d’automne

Amis du soir bonsoir,

Il est 2 heures et je n’ai pas vraiment envie de me coucher. Il est 2 heures, la nuit a amené avec elle son cortége d’obscurité. Avez vous remarqué comme le sombre a pour corollaire le silence ? Le noir rend tous les sons feutrés et le moindre craquement prend des proportions alarmantes. Mais pour les citadins comme votre serviteur, l’obscurité n’est pas totale. Un halo de lumière orange enveloppe les choses de la rue. Et si vous levez les yeux, vous pouvez voir dans les hauteurs que petit à petit l’orange se mue en mauve puis le mauve en noir. La ville semble sous un globe violet qui repousse les étoiles au dessus, bien au dessus de nos têtes.

“This city never sleep” chantait Frank Sinatra.

Et me voilà donc, posé sur mon siège, face à mon écran, baigné dans la pénombre blafarde, à vous écrire ces quelques mots. Pourquoi cette soudaine nostagie me demanderiez vous ? Il est vrai que je vous ai habitué à mes pitreries, turpitudes et blagues de potache. Mais au fond n’oubliez jamais une chose: tout clown est un clown triste, tout pître fait le bouffon pour faire oublier ce qu’il est vraiment.

Alors ce soir, dopé par un abus de café et une nuit sombre et humide, je jette bas les masques.

Attention ne croyez pas que je sois dépressif ou usé. Non c’est juste qu’avec la torpeur générée par le manque de sommeil et le receuillement que le silence induit, une étrange sérénité s’est emparée de ma personne. Un peu comme si j’étais détâché des choses de ce monde, pas indifférent non, mais lucide et calme.

Et cela ne m’étais plus arrivé depuis des lustres.

Pendant des années j’ai passé bien du temps à essayer de répondre à cette question que nous nous posons tous : qui suis je ?

A chaque fois que j’ai essayé d’y répondre, la solution à cette énigme me semblait différente, tout simplement parce que nous ne sommes pas figés dans le temps, nous évoluons au gré des jours qui passent, nos sujets d’intérêt,  nos passions évoluent et nous avec. Alors vouloir faire une photographie de soi ne peut être efficace car le cliché ne montre que ce que vous êtes sur le moment, pas ce que vous avez été ni ce que vous deviendrez.

Une amie m’a recemment demandé si nous devenions adultes. Je lui ai répondu par la négative. Nous sommes toujours des enfants, mais pas pour tout, ni tout le temps, tout simplement parce qu’on s’est déjà brûlé les doigts alors on sait qu’il faut manier l’allumette avec précaution…Mais même en sachant cela, il peut nous arriver de tripoter les allumettes quand même !

Aini sommes nous, avec nos qualités et nos défauts et toute la question est de nous accepter ainsi.

Drôle de nuit que ce soir vous ne trouvez pas ?