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Le blog de gatsby1969

“Le sérieux est le bonheur des imbéciles” Montesquieu

Archive de mai, 2008


Rock’n Roll Attitude

Amis du jour Bonjour,

Ci joint un interressant article que j’ai “piqué” sur Lycos ( http://membres.lycos.fr/crex/zic/guitare.htm )relatant l’histoire de la “gratte” électrique :
 

Imaginez-vous en 1920, à la Nouvelle-Orléans. La capitale de la Louisiane, accrochée au delta du Mississippi, est le berceau d’une musique de rue qui emprunte son nom: le “New Orleans”. Guitariste patenté du New Bluegrass Club Band, Ted est de toutes les aubades. Joueur le plus doué de sa génération, admiré par les filles, notre homme a tout pour être heureux. Enfin presque: son vieil instrument acoustique , une Martin héritée de son père, se révèle totalement inefficace au milieu des cuivres et percussions de l’orchestre. Même lorsque Ted cogne tel un bûcheron sur son tronc, quasi personne ne profite des subtils accords qu’il distille. Ses collègues, les lèvres joyeusement rivées aux trompette, clarinette ou autre saxophone, couvrent allègrement le son de la guitare. Aussi, Ted ne peut placer le moindre solo, exercice favori de tout jazzman. Le voilà condamné à jouer les seconds rôles.

D’aucuns essayent de renforcer le son de l’instrument en doublant le nombre de cordes. Cela donne des guitares à douze cordes, toujours très appréciées des musiciens de folk. D’autres augmentent la taille de la caisse de résonance mais ne vont pas très loin, les guitares n’étant pas des baudruches. Enfin quelques-uns fabriquent des grattes en métal, baptisées “drobos”, au son moins esthétique mais nettement plus puissant. Bref, de nets progrès mais aucune solution idéale.

Avec l’apparition des big bands, formations de plusieurs musiciens de jazz, le problème de Ted devient insoluble. Comment se faire entendre?

Ultime recours: la fée électricité.

Depuis 1910, la radio se développait grâce aux premiers postes à galène. Quelques années plus tard, les laboratoires de la compagnie Bell mettaient au point le premier microphone. Il devenait possible d’enregistrer, de transmettre et de reproduire des sons sous forme d’ondes électriques. Un micro, un ampli, un haut-parleur et n’importe quelle voix de basset pouvait couvrir un hall de gare. Pourquoi ne pas appliquer la recette à la guitare, se dit en 1923 un certain Lloyd Loar. Cet ingénieur travaille alors chez Gibson, une des principales fabriques américaines d’instruments de musique.

Les premiers prototypes voient le jour les années suivantes à l’usine de Kalamazoo (Michigan). Principe: un petit microphone collé sous la table d’harmonie recueille le son de la guitare, puis le transmet via un câble, à l’amplificateur. Sur le papier, cela marche. Mais bonjour la douche froide à la première écoute! La guitare ainsi amplifiée sonne comme un concert de casseroles passé à travers un décodeur Canal +. En attendant de sérieux progrès sur les microphones, les recherches sont abandonnées.

Il faut attendre 1931 pour qu’une guitare électrique soit commercialisée. Le premier fabricant à se lancer dans l’aventure est un Californien immigré de Suisse, Adolph Rickenbaker. L’histoire ne sera pas ingrate, Rickenbaker est aujourd’hui encore l’une des marques les plus prisées des guitaristes. Le modèle original, mis au point par un musicien, Georges Beauchamps, et un ingénieur, Paul Barth, est loin du design des futures stars du rock and roll. L’objet est baptisé “Frying Pan” en raison d’un look qui semble prédisposé à la confection de la paella. La conception de la Frying Pan est cependant révolutionnaire. Contrairement au prototype de Lloyd Loar, la poêle à frire fait sa cuisine sans caisse de résonance. Son microphone transforme les vibrations mécaniques des cordes en électricité. Plus besoin de résonateur, la guitare est alors toute plate. Aujourd’hui encore, la Frying Pan s’admire au musée Rickenbaker de Santa Anna.

 Ce principe va se subsister, tout en étant amélioré. De fil en aiguille, la barrette magnétique des premiers microphones est remplacé par six petits aimants. Pour que le son soit plus puissant, la bobine passe de 4000 à plus de 10000. Dans les années 50, on place deux bobinages au lieu d’un. Ce système, appelé “humbucking”, réduit le bruit de fond le souffle qui pollue le son pur et originel des cordes.

Mais revenons à Ted.

Avec la Frying Pan, le voilà enfin capable de se faire entendre dans sa formation jazz. Pourtant, lui comme la plupart de ses collègues dédaignent cet instrument bizarre. Habitué à appuyer son coude sur une caisse au hanche arrondies, Ted ne sait comment saisir ce drôle bout de bois. Seuls des amateurs de guitare hawaiienne, s’exprimant assis, l’instrument posé sur les cuisses, adoptent la création d’Adolph Rickenbaker.

Les joueurs de jazz vont attendre la guitare de compromis, équipée de microphones à barrette et d’une caisse de résonance plus petite. Ces guitares “électroacoustiques” ou “demi-caisses” sont reconnaissables à leurs deux ouïes en forme de “f” très effilé.

Première demi-caisse, l’Electro-Spanish 150 de Gibson sort en 1938. Avec elle, Charlie Chistian pose les premiers jalons de la guitare moderne dans l’orchestre de Benny Goodman. Deux ans plus tard, le guitariste meurt de la tuberculose mais grâce à lui, la guitare électroacoustique a fait son entrée en force dans le jazz. Ted désormais fanfaronne, au grand de ses collègues. Qui trouvent ses solos un peu envahissants. Qu’importe, le public apprécie.


Après la Seconde Guerre mondiale, on retrouve Ted et son instrument dans les orchestres be-bop. A partir des années 40, de nombreux luthiers relancent la guitare plate dans le style de la frying pan. Les musiciens de country prennent le pas. La première “planche” comme la surnomment ses détracteurs, est fabriqué en 1948 par Paul Bigsby pour le guitariste Merle Travis.

Mais le vrai succès commercial de la guitare pleine, solid body en anglais revient à Clarence Leo Fender, qui lance en 1950 la Broadcaster. Cette guitare est sobre, ses lignes sont belles, et elle est simple à fabriquer en grande série. Vite rebaptisée Telecaster, elle va faire les beaux jours d’une musique rebelle qui pointe le nez: le rock & roll.

Des Shadows à Elvis Presley en passant par les Beatles, la Telecaster devient l’engin emblématique. Record de longévité, elle est encore fabriquée aujourd’hui.

En 1951, Leo fender récidive en inventant la première basse électrique: la Fender Precision. Exit les lourdes et encombrantes contrebasses. Trois ans plus tard, arrive la grande sœur de la Telecaster. Superbe innovation, la Stratocaster est équipée d’un vibrato, sorte de tige métallique accrochée au cordier. En appuyant dessus, le guitariste fait varier la hauteur des notes.
Alors leader sur le marché des guitares électroacoustiques, Gibson se sent menacé par Fender et contre attaque avec l’aide d’un guitariste, bricoleur fou, qui donnera son nom à sa première solid body: Les Paul. Suit toute une collection de Gibson électriques, les SG, Flying V, Explorer… qui font le bonheur de Junior, guitariste yé-yé et fils indigne de Ted. Ce dernier porte en effet sur cette musique de zazou le regard écœuré du grand couturier sur la mode “grunge”.

Le pauvre Ted n’a encore rien entendu.

 Vers la fin des années 60, Jimi Hendrix, ancien GI fraîchement revenu de l’enfer du Vietnam, faire vivre à l’instrument sa seconde révolution. Non content de jouer avec ses dents ou la guitare dans le dos, il pousse les boutons de son ampli à fond. Pour poivrer le fout, il torture le son de sa Stratocaster à l’aide d’un tas de boîtiers électroniques. Résultat: toute une génération suit les traces du maître. Les pédales d’effets deviennent alors indispensables au guitariste rock.

C’est le monde à l’envers. On n’entends plus que la guitare dans les groupes. Basse et batterie sont tout justes bonnes à servir de métronomes. Le piano a bien de la chance lorsqu’on tolère sa présence, et le chanteur est là pour faire entracte entre les interminables solos sur codes métalliques. Bientôt naissent les guitares à deux manches. Un manche avec douze cordes, l’autre avec six. Esthétiquement, ça laisse à désirer, et pourtant, l’instrument bicéphale a une raison d’être. Il permet au joueur d’enchaîner un superbe accompagnement sur douze cordes et un solo sur six sans perde de temps. Dans le genre démesure, la palme revient à Rick Nielen, du groupe Cheap Trick, qui connu quelques petits succès vers 1980 avec un guitare à… cinq manches !

Dans cet univers aussi électrique, l’acoustique n’a pas dit son dernier mot. Certes, dans les concerts géants avec sonos hurlantes, la guitare dite “sèche” pose problème. Les micros placés devant l’ouïe de l’instrument sont souvent sources de sifflements aigus: l’effet larsen. Pourtant, nombreux sont les musiciens qui veulent utiliser cette guitare acoustique sur scène.En 1970, une nouvelle technologie résout la difficulté. En incrustant six petits microphones de type piézo-électriques sous le chevalet de l’instrument, les guitares Ovation entent dans la légende. Leur sonorité allie velouté de l’acoustique aux commodités de l’électrification. Cette technique permet d’amplifier des guitares classiques, à cordes en Nylon, alors que le traditionnel micro impose un cordage métallique.


Le dernier épisode de la saga commence en 1974, lorsque le constructeur Roland sort la guitare-synthétiseur. Six micros autonomes recueillent les sons de chacune des cordes. Ces derniers sont ensuite traités de manière indépendante. Par exemple, on peut programmer un son de contrebasse sur les deux cordes les plus basses et un timbre de trompette sur les quatre autres. Le tout grâce à un énorme dispositif électronique qui fait peur aux vrais musiciens, soucieux de ne pas perdre leur spontanéité dans cette techno-mania. En 1983 naît un langage de communication universel entre instruments de synthèse (boîtes à rythmes, claviers électroniques, ordinateurs…).

La norme Midi (Musical Instrument Digital Interface) permet pratiquement de tout faire, comme de contrôler la guitare à partir d’un clavier d’ordinateur ou encore de commander un batterie électronique en tapotant sur ses cordes. Hélas pour la musique, la programmation informatique et la pratique de la souris deviennent plus importants que l’inspiration musicale et le travail des gammes.

Coulant une paisible retraite dans sa Louisiane natale, Ted suit d’un oeil amusé tous ses développements. Soixante-dix ans plus tôt, il attendait avec impatience l’invention d’une guitare capable de couvrir les cuivres de son orchestre. Aujourd’hui, assis sur le perron de sa villa, il joue du blues sur sa vieille Martin acoustique, achetée en 1893 par son père. L’oeil plein de malice, il souhaite à tous ces instruments modernes et truffés d’électronique… de vieillir aussi bien qu’elle!

Vieille Recette Irlandaise de Noel

La Dinde au Whiskey
( pour six personnes)Une dinde de 5 kg
Quatre bardes de lard (200 g)
Une bouteille de whiskey :
Sel, Poivre, Huile d’olive
Préchauffer le four, thermostat 7 pendant 30 minutes.

Barder la dinde avec le lard, badigeonner avec de l’huile d’olive, saler, poivrer.Se verser un verre de whiskey en attendant que le four soit à température.

Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson et mettre le thermostat à 9 pour bien la saisir. .Se verser deux verres de whiskey et les boire tranquillement puis redescendre-le Thermostat à 7.

Se berser trois autres berres de whyski.Après une demi-beure, la redourner et l’arroser avec le bus de buisson.

Se saisir de la vouteille de biscuits et s’enfiler une bonne rasade derrière la bravatte.Après une debi-beure de plus, tituber jusqu’au four et retourner la guinde encore une fois

Éviter de se prûler la main avec le putain de bord du four.Se resservir cinq, voire six whiskey de verre.
Luire la bringue pendant trois heures et s’arroser, si possible toutes les vingt binutes pour ne pas se dessécher - la dingue,

Ramper jusqu’à la bringue et la retirer du tour.Se resservir et essayer de sortir encore une fois cette saloperie de bestiole du four.

Ramasser la pinte bar derre, la ressuyer avec un dorchon et la foutre sur le plat.Faire très attention à ne pas se péter la gueule à cause du gras sur le garrelage.

Essayer quand même de se releber si ça arrive.Décider que l’on est bien, la, assis à côté de la bête à vinir la pouteifle de riski.

Dormir un peu….

Le lendemain, manger la dinde froide, avec de la mayonnaise - après avoir bien sûr, rangé tout le bordel de la veille.******************************