Même si un jour prochain tu seras femme,
Et que d’autres que moi te présenteront leur flamme,
Même si un jour sombre tu me haïras,
Et au nom de ta liberté nouvelle tu te battras,
Même si un jour maudit tu t’en iras,
Vers d’autres cieux, vers d’autres bras,
Même si un jour ensoleillé tu me présenteras,
Le fruit de tes entrailles venu ici-bas,
Même si un jour d’angoisse tu me soutiendras,
Car je ne pourrai marcher qu’accroché à toi,
Même si un jour triste je te quitterai,
Pour aller enfin à l’ombre de mes ancêtres me reposer,
Jamais je n’oublierai ce jour béni où tu m’as,
Pour la première fois appelé “papa”….
A ma fille Heloise.
17 décembre 2008 à 4:12
Quel beau chant d’amour d’un père pour sa fille. J’ai pleuré en lisant ce poème. Je suis certaine qu’Héloise, plus tard, en appréciera la valeur. Je reconnais l’auteur dans cette fière sensibilité.
Chapeaux bas, Monsieur!