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Le blog de gatsby1969

“Le sérieux est le bonheur des imbéciles” Montesquieu

Archive de janvier, 2008


Soyons galants !

Amis du jour, Bonjour !

Ce jour je pousse un cri d’alarme :

ARGGGGGGGGGGG ! (joli cri non ?)

Une espece est en voie de disparition ! Les quelques rares survivants n’ont toujours pas ete parquesdans une reserve, un programme de reproduction de la race par banque de sperme et insemination artificielle faite de facon industrielle n’a toujours pas ete mis en place, et le tout sous la plus totale indifference des pouvoirs publics et des organismes de protection de la nature !

Oui ami lecteur, tu le lis bien, l’Homme Galant est en train de disparaitre dans la plus totale indifference……!

Alors qu’au Moyen-Age les regles de l’Amour Courtois faisaient flores et que tout bon chevalier mis en conserve (sans pasteurisation helas !) dans son armure etait pret a  guerroyer les armes a  la main pour defendre la Dame de son coeur, le rythme trepidant des temps modernes poursuit sa lente entreprise de destruction sournoise en transformant le male en rustre lourdaud et mal leche.

Combien de fois avons nous vu ces derniers temps d’homme enlevant son pardessus pour l’offrir galamment a  la Dame, frissonnante sous la morsure du froid, qui l’accompagne ?

Voyons nous souvent un individu tirant la chaise d’une table de salle a manger pour l’offrir a  sa voisine en s’assurant que celle ci soit correctement installee?

Et je n’ose meme pas parler des cuistres qui ignorent qu’on ne monte JAMAIS un escalier derriere une femme !

Toutes ces petites choses, ces petits riens ne sont pas graves en soit, certes mais comment differencier l’espece humaine du monde animal ( ormi le fait qu’on ait la bombe atomique, les embouteillages, les heures supplementaires, la pollution et autres fleurons qui demontrent chaque jour la superiorite ecrasante de l’Homme sur la PARCOBLATTA PENNSYVANICA DEG, appelee aussi communement “blatte de Pensylvanie”) si nous ne sommes pas foutus d’avoir un comportement decent avec celle qui est notre divin complement, notre moitie ?

Et puis de toi a  moi, ami lecteur, les avantages d’etre galant s’averent innombrables….

- Invite chez les parents de l’elue de ton coeur, tu t’attireras les faveurs de sa mere en n’oubliant jamais de la servir avant toi en langue de porc en gelee, petit plat qu’elle avait mitonne avec amour en ton honneur (surtout ne pas oublier de s’extasier sur ses qualites culinaires et de se resservir ostensiblement !!!!!!);

- Lors d’un premier rendez-vous galant, ne pas oublier de lui tirer sa chaise et lui offrir si vous devez vous assoir, vous prendrez aussitot une toute autre stature a  ses yeux.

Si le rendez-vous a lieu sur un banc public, pas besoin de le faire……

- Enfin si vous avez un controle fiscal et que l’inspectrice des impots vous donne rendez vous dans son bureau situe a l’étage, passez devant dans les escaliers ! Vous pourrez plus facilement la pousser en bas……

Non, en verite je vous le dis, un retour aux sources s’impose ! Ne nous laissons pas influencer par la sournoise tentation de considerer que, puisque la femme est l’egale de l’homme, la galanterie doit etre remisee aux oubliettes !

Parce que si nous oublions de leur porter toute l’attention recquise et de leur temoigner tout le respect qui leur est du, elles risquent un jour de reclamer le droit de vote…………

Un peu de poèsie dans un monde de brutes…

Il y a des jours ou on peut avoir le coeur lourd, des jours ou notre propre vie nous echappe, des jours ou l on se demande ce que l’on fout la  et a  quoi on sert.
Ces jours la  quand j’ai du mal dedans mon etre, j’ecris ou je lis des poemes.
Alors pour vous mes amis je me suis permis de vous offrir un florilege de quelques unes de mes lectures preferee, juste pour se faire du bien, car ce qui manque aujourd’hui a  notre vie c’est un peu de reve pas frelate par ces specialistes du marketing que sont devenus les gens de tele et plus generalement de spectacle…. Baudelaire ou l’ile de la Tentation ? J’ai choisi mon camp !

Mon reve familier

Je fais souvent ce reve etrange et penetrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,

Et qui n’est, chaque fois, ni tout a  fait la meme,

Ni tout a  fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent

Pour elle seule, helas! cesse d’etre un probleme,

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front bleme,

Elle seule les sait rafraichir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ?- Je l’ignore.

Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore

Comme ceux des aimees que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,

Et, pour sa voix, lointaine et calme, et grave, elle a

L’inflexion des voix cheres qui se sont tues.

Verlaine

Oui je sais, on l’a tous entendu au moins trois fois…..Il est sans cesse lu dans les salles de classe….Je sais…..
Mais nom de Dieu ! quelle beautee !
Ce poeme a ete mon premier choc en litterature quand je l’ai entendu recite par mon prof de college. J’avais 12 ans et chaque mot, chaque syllabe m’a marque au fer rouge.
Ce poeme j’aurai tant aime l’ecrire tellement il me ressemble.
Cette incapacite a aimer, a  trouver celle que je cherche en vain depuis si longtemps, parce que je l’ai idealisee, parce qu’elle est comme celle du poeme, desincarnee et anonyme, proche et distante, chaleureuse et froide, fugace et eternelle, tout cela est decrit par Verlaine.

Le Balcon

Mere des souvenirs, maitresse des maitresses, O toi, tous mes plaisirs ! O toi, tous mes devoirs !

Tu te rappelleras la beaute des caresses,

La douceur du foyer et le charme des soirs,

Mere des souvenirs, maitresse des maitresses !

Les soirs illumines par l’ardeur du charbon,

Et les soirs au balcon, voiles de vapeurs roses.

Que ton sein m’etait doux ! Que ton coeur m’etait bon !

Nous avons dit souvent d’imperissables choses

Les soirs illumines par l’ardeur du charbon.

Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirees !

Que l’espace est profond ! Que le coeur est puissant !

En me penchant vers toi, reine des adorees,

Je croyais respirer le parfum de ton sang.

Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirees !

La nuit s’epaississait ainsi qu’une cloison,

Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles,

Et je buvais ton souffle, o douceur ! o poison !

Et tes pieds s’endormaient dans mes mains fraternelles.

La nuit s’epaississait ainsi qu’une cloison.

Je sais l’art d’evoquer les minutes heureuses,

Et revis mon passe blotti dans tes genoux.

Car a  quoi bon chercher tes beautes langoureuses

Ailleurs qu’en ton cher corps et qu’en ton coeur si doux ?

Je sais l’art d’evoquer les minutes heureuses !

Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,

Renaitront-ils d’un gouffre interdit a  nos sondes,

Comme montent au ciel les soleils rajeunis

Apres s’etre laves au fond des mers profondes ?

- O serments ! o parfums ! o baisers infinis !

Baudelaire

Là on touche au genie……je suis sans voix rien qu’a  retranscrire ces lignes. La derniere strophe est pour moi la plus belle. Pas d’autres commentaires, laissons agir la magie des mots.

Rondeau

Mort, j’appelle de ta rigueur,

Qui m’as ma maitresse ravie,

Et n’es pas encore assouvie

Si tu ne me tiens en langueur:

Onc puis n’eus force ni vigueur;

Mais que te nuisait-elle en vive,

Mort ? Deux etions et n’avions qu’un coeur;

S’il est mort, force est que devie(*),

Voire, ou que je vive sans vie

Comme les images, par coeur,

Mort !

(*) devie = je meure en vieux français

VILLON

J’ai beaucoup d’affection pour VILLON: mauvais garcon, voleur, chapardeur, ivrogne, truand de la pire espece mais poete baignant sa plume dans le remords et sans cesse demandant a  Dieu pardon. On dit de lui qu’il fut le premier “poete maudit”. Quel pleonasme !
Tout poete a en lui une felure, une sensibilite exacerbee qui fait de sa vie un enfer. La seule difference est que certains vivent cette sensibilite mieux que d’autres mais tous la ressentent.
Ce rondeau de VILLON me touche: il perd son aimee et supplie la mort de l’emporter aussi ou alors d’etre comme une “image”: fige, sans vie, inerte jusqu’a  la fin de ses jours. Mais ce que ce grand queutard de VILLON ne dis pas dans ses vers, c’est qu’il pleure certes son aimee mais le soir meme va boire plus que de raison avec ses larrons et trousser quelques servantes….. J’aime cette dualite si humaine entre la peine de l’ame et les exigences du corps. “Il faut bien que le corps exulte” chantait Jacques BREL….Ben oui Jacques, faut bien !

Extrait du poeme “Le matin” (qui fait deux pages, je vous montre juste le passage qui me parle le plus)

Une confuse violence

Trouble le calme de la nuit,

Et la lumiere, avec le bruit,

Dissipe l’ombre et le silence.

Alidor cherche a  son reveil

L’ombre d’Iris qu’il a baisee

Et pleure en son ame abusee,

La fuite d’un si doux sommeil. Theophile de Viau

Quelle modernité ! Ce passage n’a pas pris une ride. Qui ne s’est pas endormi dans les bras de l’etre aime et reveille seul, regrettant que cette nuit ne dure pas eternellement ? Qui n’a pas ressenti l’arrivee du matin comme une agression, une “confuse violence” ?
La nuit est sacree. Nos nuits n’appartiennent qu’à nous.

Tac Tac Tac Tac

Les mains dans les poches, errant du pas nonchalant de celui qui va pour trouver je ne sais qui je ne sais quoi, sans autre idee precise que de perdre un peu de mon temps, j’ai soudain entendu un bruit clair et rythme qui petit a  petit montait vers moi.

Tac Tac Tac Tac Tac Tac

C’etait une femme. Son allure lui donnait quelque chose d’indefinissable que les hommes reconnaissent au premier coup d’oeil et qui leur met d’entree les hormones en emoi. J’etais bien incapable de lui donner un age mais ce n’etait plus une gamine. On devinait qu’elle avait deja  connu de l’amour et des pleurs, des corps qui se dechainent et des nuits de solitude, des tendres serments et des jurons etouffes. Cela lui donnait cet espece de detachement hautain sur les choses et les gens qui vous donne de suite l’envie de lui plaire.

Elle marchait en sens contraire sur le trottoir, encore a  une bonne vingtaine de metres de me croiser. Et sous sa demarche fiere et rapide, ses talons claquaient sur le bitume.

Tac Tac Tac Tac Tac Tac

Il y avait dans son allure un je-ne-sais-quoi de fort et de fragile a  la fois, de tendre mais severe, de joie mais aussi de gravite.

Encadres par une aureole de cheveux chatains clairs qui lui tombaient jusqu’aux homoplates, des yeux noisettes qui par facetie avaient pris une forme d’amande, une bouche curieuse dont la levre du haut etait si fine qu’elle rehaussait d’un simple trait une levre inferieure gourmande, gonflee comme un fruit mur, avide de croquer la vie et de provocquer ce petit bruit de succion que nous connaissons tous quand les bouches se quittent apres un baiser.

Tac Tac Tac Tac Tac Tac

Elle se rapproche de moi et je puis la detailler.

Elle porte un petit chandail marron qui serre son buste et met ses courbes en valeur sans pour autant perdre cette sensation de chaleur et de confort qu’inspire une laine legere.
Sous deux epaules fines legerement tombantes, deux bras maigres s’agitent avec energie.
Deux seins, ronds et lourds, marquent la cadence de sa demarche et jettent comme un defi a  celui dont le regard se perd dans leur mouvement.
La taille est fine et le ventre presque plat. Je dis presque car on devinait plus qu’on ne voyait un leger renflement au dessous du nombril, laissant presager cet espece de petit coussinet doux et tendre qui marque le decrochement entre le pubis et le torse.

Tac Tac Tac Tac Tac Tac

Elle avait une jupe longue en coton de couleur beige clair qui serrait sa taille et s’allongeait sur ses jambes interminables pour finir en se resserrant sur ses chevilles. Une de ces jupes qui vous moule les hanches et vous force a  marcher a  petits pas en raison de l’etroitesse de l’ouverture. La distance diminuant, j’entendais distinctement le delicat frou-frou que faisait l’etoffe en frottant contre ses cuisses. Son fessier ondulait au gre de sa demarche en un balancier provocquant qui transformait mon coeur en pendule franc-comtoise. Droite-gauche, droite-gauche, droite-gauche, mon Dieu nous, pauvres hommes, ne sommes que des pantins face a  une chute de reins……

Tac Tac Tac Tac Tac Tac

Et puis soudain. Soudain. Un fourmillement monte en mon bas-ventre. Une chaleur intolerable envahit mon bassin, un tremblement incontrolable agite mes doigts, soubresauts de ma raison qui lutte en vain avant de sombrer sous cette pulsion qui m’emporte.

Je la desire.
Je la veux.
Qui est elle ? Je n’en sais rien et m’en fout eperdumment.
Je n’en peux plus, je n’en puis plus.
J’ai trop envie. Envie de me jetter sur elle, la bousculer contre le mur, arracher comme un dement son chandail trop sage et faire jaillir cette poitrine qui me nargue et m’appelle. Enfouir ma bouche vorace au creu de son cou, la  ou la chair est tendre et la peau soyeuse, respirer son odeur comme un ivrogne s’enivre, en buvant jusqu’a  la lie son dernier breuvage avant de partir au voyage de ses songes, de mes mains presser la chair ferme de ses mamelons, la pincer, la petrir comme un boulanger malaxe sa pate et goulumment les lecher, gober ses tetons durcis et la faire gemir.

Tac Tac Tac Tac Tac Tac

Puis mes mains fievreuses monteront a  l’assaut de sa jupe. Qu’importe le lieu, qu’importe la rue !
Grimper le long de ses cuisses comme on monte au ciel, dire adieu au monde et s’abimer dans la folie comme une ultime offrande a  la vie. A l’entree de la porte sacree de sa feminite y engloutir mes doigts rageurs en une carresse de dement, inspecter, explorer, traquer cette antre profonde et la transformer en ocean.
Sentir son souffle qui mue en doux haletement, sa nuque qui se penche en arriere, et ses premiers soupirs qui viennent briser le silence de nos solitudes trop propres.
Faire de son bas ventre une lave que nulle eau ne peux refroidir, une plaie beante qui supplie d’etre apaisee.
Puis, lorsque son bassin s’agitera frenetiquement en une houle desordonnee, lorsque ses soupirs deviendront cris, lorsque de femme elle se fera louve, m’engouffrer, me plonger en elle.
Transformer mes reins en un marteau-piqueur infernal, avancer, avancer sans cesse, comme une vague de guerriers monte a  l’assaut sous la mitraille, penetrer plus loin plus fort dans son intimite, me fondre en elle et joindre mes cris aux siens, mon souffle a  ses expirations rauques, ne plus etre humain mais animal, figer le temps et le monde en un ouragan de sueur et de salive. Quitter toute convention, toute politesse, toute pensee, oublier reves, souvenirs et craintes pour revenir a  notre etat primaire.

Tac Tac Tac Tac Tac Tac

Puis enfin, enfin, en fin, dans une ultime boule de feu, comme un torrent qui s’evade d’un barrage qui l’a maintenu trop longtemps captif, jaillir, jaillir, jaillir. Se dissoudre dans le neant, se fondre dans l’univers, infimes particules dans l’immensite et hurler dans une ultime commune delivrance. Hurler a  s’en peter les tympans, hurler a  defier le monde entier, hurler sans retenue, premier cri des deux nouveaux nes sortant d’une trop longue apnee, hurler a  cette mort que nous venons de quitter, enfin vivants.

Tac Tac Tac Tac Tac Tac

Ca y est elle me croise ! Elle me fait face ! Je sens son parfum. Son regard est sur moi. Ses yeux interrogateurs se baignent une fraction de seconde dans les miens, un vague sourire se dessine sur ses levres. Sourire-promesse ? Sourire?moqueur ? Sourire de politesse ?
Avait-elle a  l’instant les memes pensees coupables que moi ?
Je ne sais.

Sur le moment j’ai eu l’impression qu’une meche de ses cheveux frolait ma joue. Elle y a laisse une trace brulante comme celle que le fouet laisse quand il se retire de la chair embrassee.

Tac Tac Tac Tac Tac Tac

Elle me depasse.

J’entends le bruit de ses talons petit a  petit s’eloigner.

Tac Tac Tac

Et je ne me suis meme pas retourne….

Halte au Quizz !

Amis du jour bonjour (je dis amis au pluriel car je me suis aperçu avec surprise que vous etiez assez nombreux a  me lire, c’est a  dire plus de 2 par jour…. vous avez rien d’autre a  faire de vos journees ? lol),

Le billet d’humeur de ce jour est consacre une activite bien connue de nos amis chatteurs, en nette expansion sur ccv ces derniers temps: le Quizz !

Tout comme vous, a  l’arrivee de ce “machin” j’etais tout excite et m’amusais comme un petit fou a  essayer de repondre aux questions.

Connaissant mon narcissisme proverbial, c’etait aussi un excellent moyen d’etaler ma culture, voire de frimer tranquillou en epatant la galerie avec mes nombreuses connaissances.

Et puis il suffit de montrer a  un humain un jeu lui permettant d’etablir un classement parmi ses semblables pour qu’aussi sec il se jette dedans a  corps perdu afin de demontrer sa superiorite par rapport aux autres…..

Que nous le voulions ou non, nous sommes tous les enfants du capitalisme et avons tous l’esprit de competition solidement cheville au corps…..

Apres un certain temps de pratique, je dechante et pas qu’un peu mon neveu !

Je m’explique (sachant que je reconnais au prealable avoir ete un des premiers a  avoir ete fascine par ce truc, j’assume ma betise et ne joue pas le donneur de lecon.) :

- D’abord avec du recul et un peu plus de sagesse dans les neurones (qui chez moi sont peu nombreux je le concede, l’age avance de votre serviteur sans doute…), ce principe de competition me les brise menu.

Oui certains d’entre nous ont de la culture. Oui il y a des gens qui ont plus lu que d’autres. Mais quelle en est l’importance ? Est ce que cela a un interet de prouver aux autres qu’on est un balaise et que les autres sont des nuls ? Est ce que le fait de savoir que Karl Marx n’est pas le frere de Groucho vous rend meilleur ? Plus gentil ? Plus beau ?

Et puis d’abord qu’est ce que la culture ? Nous avons tous des connaissances mais chacun a ses domaines de predilection. Je connais quelqu’un qui du premier coup d’oeil est capable de reconnaitre toute espece de fleur sauvage vivant en France mais qui deteste lire. Est-il un ignare ?

J’ai une pensee affectueuse pour tout ceux qui n’osent aller dans un quiz sur ce chat de peur de passer pour un imbecile et qui nourrissent des complexes a  ce sujet.

Non les amis, vous n’etes pas des nullos si vous n’avez pas plus de 100 points sur ce classement stupide. C’est juste que c’est un simple jeu de societe dont vous ne maitrisez pas bien les regles…..

Pour cette raison, je suis d’avis de supprimer l’attribution de points quand quelqu’un repond correctement a  une question. Le jeu consiste a  savoir ou ne pas savoir repondre, pas montrer que machin est plus fort que bidule….

- Et puis surtout, surtout, j’en veux a  ce quiz pour une raison encore plus profonde: Il nous empeche de communiquer, de nous parler.

Notre chat est comme une petite ville, ou tout le monde connait tout le monde, ou nous echangeons, ou nous rions, nous aimons parfois, c’est un lieu ou nous vivons. Bien sur un lieu virtuel, une ville virtuelle mais les echanges intelectuels sont bien reels eux !

Ce chat est ce que nous voulons qu’il soit, le chat c’est nous !

Plus nous communiquerons, plus nous nous parlerons, plus beau il sera. Nous le construisons chaque jour avec nos mots, nos pensees et peut etre aussi le meilleur de nous meme.

Peu importe que nous soyons laids ou beaux, que nous soyons riches ou pauvres, que nous soyons jeunes ou vieux, devant l’ecran de notre ordinateur nous sommes tous egaux.

Dans un chat, le chef d’entreprise cottoie l’ouvrier sans qu’il existe une difference entre les deux. Peu importe notre religion, notre couleur de peau ou notre passe nous laissons tout cela a  la vie réelle et n’existons qu’a  travers un pseudo qui nous deshabille et nous montre tel que nous sommes vraiment.

Seule la parole est reine.

Or ce foutu Quiz me derange. Parce que les joueurs sont obnubiles par l’attente de la question a  venir et quand elle vient, ils sont focalises sur leur but ultime: trouver avant les autres la solution.

Parfois meme cela demontre notre cote sombre (car je m’inclus dans le lot, j’y ai joue) pour gagner combien de bassesses serions nous prets a  faire ?

Reprendre la reponse incorrectement formulee par un concurrent qui avait trouve avant vous (manque un article, une faute de frappe, manque un accent, etc…) juste pour etre celui qui va marquer le point….. (je sais je l’ai fait !) C’est peut etre pas grand chose, ce n’est effectivement qu’un jeu, mais en faisant cela nous acceptons le principe qu’il puisse exister une injustice : celui qui savait n’est pas celui qui est recompense.

Devons nous nous abbaisser a  montrer le moins bon de nous meme alors que nous avons la possibilite de montrer le meilleur ?

Quoi qu’il en soit le Quiz limite les echanges. Les discussions existent il est vrai, mais elles sont reduites au strict minimum, simplement parce que nous sommes des joueurs et que forcement notre attention est detournee de l’essentiel. Pire encore, ceux qui veulent discuter sont parfois bien oblige d’aller dans la salle de ce foutu questionnaire car les autres rooms sont vides…. Est ce cela que nous voulons ?

Le Quiz a son interet parmi ceux qui se sentent seuls, qui viennent d’arriver et n’ont pas encore pu s’integrer. Cela lui permet surement de faire connaissance et de se familiariser avec notre monde si particulier.

Mais n’oublions pas l’essence meme du chat: nous sommes ici pour nous parler !

En ce qui me concerne j’ai fait mon choix: j’arrete d’y jouer.

J’espere juste que cet interet pour ce type de jeu n’est que passager (l’attrait de la nouveaute et qu’a  l’usage nous reviendrons tous a  une utilisation plus moderee.

Les cousins de la -bas

Ami du Jour bonjour,

Ces dernieres 24 heures depuis mon dernier billet d’humeur n’ont pas ete tres gaies. Autant dire qu’il est difficile pour le redacteur de ces quelques lignes de faire preuve d’une joie de vivre a  l’epreuve des balles !

Pourtant je n’ai pas envie de sombrer dans le miserabilisme, par orgueuil sans nul doute mais surtout? parce qu’il faut bien avancer de l’avant et ne pas confondre sa vie avec le Mur des Lamentations.

Alors foin du chagrin et de la tristesse, changeons de sujet et passons a  quelque chose qui me trottine dans la caboche depuis bien longtemps.

Ami lecteur, si tu veux te mettre dans l’ambiance, mets en ecoute “Je reviendrai a  Montreal” de Robert Charlebois ou “Si j’etais un Homme” de Diane Tell, confectionnes toi des pancakes et nappes les de sirop d’Erable, car je vais te parler d’un lieu que je reve de visiter un jour: le Quebec !

D’autre part, sors de ta tete tout les prejuges stupides que tout bon francais qui se respecte emporte avec lui quand il part en vacances ( il faut bien reconnaitre que le francais voyage tres mal, sur qu’il est de la superiorite (plus que relative) de la culture francaise et du fait que Paris soit la plus belle ville du monde, il ne manque jamais de reclamer au restaurant un cassoulet meme si le restaurant en question se trouve a  Macchu Pichu, a  New Delhi ou a  Tombouctou…):

- Non tous les quebecquois ne sont pas trappeurs !

- Non il n’y a pas de neige a  Montreal ou Quebec au mois d’aout !

- Non ils ne chantent pas tous comme Celine Dion !

- Non il n’y a pas de passages cloutes specialement amenages dans leur ville pour permettre aux ours de passer !

- Et enfin non ils ne parlent pas francais avec un drole d’accent, c’est nous qui parlons tres mal le quebecquois quand nous allons la -bas !

Par contre oui, ils peuvent nous apprendre la politesse et la chaleur humaine, ce qui parfois fait cruellement defaut aux francais !

Cela fait maintenant un paquet de temps que je suis attire par “la Belle Province”.

On pourrait croire que je m’attache aux cliches de carte postale avec les forets sans fin, les grands espaces vierges, les orignals, castors, le sirop d’erable et la poutine. Mais en fait rien de cela.

Adolescent deja  j’aimais entendre cet accent chantant et cette gentillesse naturelle, pleine de bonhomie et de tranquilite qui semblait emaner de chaque quebecquois que je voyais quand il intervenait a  la television francaise.

Avec le recul et apres avoir fraternise avec certains d’entre vous, je m’apercois que cette tendresse si specifique que je ressens pour cette contree (que je n’ai pour le moment jamais visite) vient de la nette sensation que nous avons ensemble des racines communes, des liens indestructibles qui font que j’ai un peu l’impression que nous sommes en famille quand nous nous voyons.

Les expressions du langage sont differentes, manifestement la proximite du voisin americain a eu son impact culturel, mais il existe un tronc commun, un passe que rien ni personne ne peut enlever.

J’ai meme l’impression que depuis quelque temps les liens se sont encore un peu plus resserres.

Les echanges artistiques me semblent plus nombreux, on voit de plus en plus a  la television des chanteurs, des comiques et acteurs quebecquois. Les films sont a  mon sens mieux diffuses en France (PS: je suis fan des “invasions barbares” et surtout du “declin de l’empire americain” de Denis Arcan. Un autre film vu il y a deux ans m’a beaucoup plus: “C.R.A.Z.Y”, a  voir absolument si vous trouvez un cinema d’art et d’essai qui le diffuse encore).

J’ignore si outre-atlantique la sensation est similaire mais nettement j’ai le sentiment que les francais ont enfin compris l’importance affective qui les attache au Quebec.

Pour finir la  dessus je vous raconterai l’anecdote suivante qui me semble significative:

Allant a  Montreal (le veinard !) un de mes amis decide de prendre le bus. Quelle ne fut pas sa surprise de s’entendre interpeller par le chauffeur sous les termes suivants que je ne manque pas de vous retranscrire litteralement:

Bonjour !” (deja  gros choc culturel quand on connait la politesse proverbiale des employes de la RATP francaise…)

Tu vas bien ?” (re ENORME surprise de cet ami qui n’a jamais entendu un francais ne le connaissant pas s’enquerir de ses nouvelles…)

Tu veux quoaaa ?”…

Alors la  choc frontal avec déclenchement de tous les air-bags du cerveau de notre francais qui ne sait plus ni comment il s’appelle ni ou il est et balbutie peniblement les mots suivants:

Euh…. Bon-Bon-Bonjour! Je viens prendre le bus, un ticket s’il vous plait!“……

Apres cela, comment voulez-vous ne pas ressentir de la tendresse pour nos cousins d’outre-atlantique ?

Fils de Pub !

Ami du jour Bonjour,

Par le plus grand des hasards je suis tombé sur un débat passionnant à la télé (oui il peut arriver d’en voir ! Bon faut être insomniaque….). Le sujet était le suivant : supprimer la pub sur les chaînes publiques et les financer, en plus de la redevance que nous payons tous habituellement, avec une taxe sur les bénéfices des opérateurs de téléphonie.

L’idée est au demeurant pas mauvaise: actuellement les chaînes publiques françaises rivalisent de niaiseries en tout genre avec les chaînes privées pour faire de l’audimat, ce qui attire les annonceurs publicitaires et leur permet d’avoir de l’argent pour payer leurs programmes. En supprimant la pub, elles n’auraient plus besoin toujours chercher à faire de l’audience et pourraient donc faire ce qu’elles sont supposées créer depuis le début: des programmes de qualité !

On reverrait enfin des débats style Michel POLLACK ou des émissions littéraires à une heure décente, des séries comme “Les Rois Maudits”, enfin bref tout ce qui permet au téléspectateur d’éviter d’avoir le Q.I d’une huître…..

“Trop de pub tue la pub” disait Jacques Séguéla. C’est vrai que nous sommes constamment inondés de ces saloperies que nous ne regardons même plus. On s’en fout de la lessive machin et des protèges-slip bidule ! Qu’est ce qu’on en a à taper que l’ordinateur de bord d’une bagnole se prenne une “grosse marrade” quand son conducteur fait un excès de vitesse sur une route sinueuse ? Moi perso je qualifierai plutôt ça d’incitation à la conduite dangereuse et mes deux potes morts d’un accident de la route doivent se retourner dans leur tombe……

 Mais dans tout ça je me pose une question: s’il n’y a plus la contrainte de l’audimat pour déterminer quel programme passer sur les chaînes publiques, qui se chargera de décider ? Ne risque-t-on pas de voir débarquer un bataillon d’intellos de tout poil, convaincus de détenir la lumière de la Culture Française et bien décidés à nous imposer l’intégrale des oeuvres de Racine joués par la Troupe “Les Gais Ménestrels” de la MJC de Brie-Comte-Robert ? Il peut y avoir un risque de retour à la Censure, la pire qui soit, celle de l’intégrisme culturel et du parti-pris. Certes la pub est une saloperie, mais l’audimat servait aussi de juge de paix.

D’autre part il existe déjà une chaîne culturelle en France: Arte ! Elle fonctionne très bien et propose souvent une programmation de qualité. Pourquoi chercher à faire deux autres chaînes similaires ?

Comme dans toute chose “chaque lumière a son ombre”, et sur cette idée, excellente sur le papier, il faudra être très vigilant pour éviter de tomber dans l’excès inverse, “trop de culture tue la culture”……..

Le blues du lundi matin

Pffff,

Encore un Lundi qui ramène sa fraise, encore un de ces jours bénis où on a la tête ailleurs, où il faut remettre la machine en route, les souvenirs du week-end écoulé nous obsédent et une douce nostalgie de la grasse matinée se pointe avec fracas pour mettre notre moral en berne.

Encore un lundi  à passer, une journée interminable entre toutes, les soucis du travail qui nous rappellent à leurs bons soins alors qu’on croyait les avoir enterrés depuis vendredi soir.

Encore un lundi qui fait mal, petit déjeuner bâclé, douche express et rasage d’une mine patibulaire qui, pur bonheur, s’est dispensée de la lame qui crisse sur la peau pendant 48h. Les lundi matin au réveil, les hommes ont toujours une tête au mieux d’aventurier en baroud dans le désert et au pire de repris de justice en cavale !

Encore un lundi où ce foutu réveil reprend l’habitude de sonner et où notre oreille sélective a, comme il se doit, pas envie de l’entendre. Grognement. Grattage de couilles pour les hommes, grattage de tête pour les filles. Même la cafetière est depressive et fait son boulot au compte-goutte avec l’air de quelqu’un qu’il faut pas faire chier en ce moment…

Premier bouchons de la semaine, premières conneries entendues à la radio, premiers nuages  (c’est statistique, il fait toujours moche le lundi), voire premières gouttes, même le ciel broie du noir !

Et enfin arrivé au bagne, cerise sur le gâteau, les collègues qui en remettent une couche avec cette question stupide mais essentielle à leur curiosité malsaine: “T’as passé un bon week-end ? T’as fait quoi ?”…

La phrase qui tue………

Déjà que c’est pas drôle de motiver le bestiau, mais alors là, on replonge dans les souvenirs… Merci de votre sollicitude les copains, votre soutien moral fait chaud au coeur…..

Le pire c’est que ces cons là pensent la même chose et vous maudissent de devoir vous raconter par le menu les délices du temps où on se sentait libre et vivant. Parce que bien sûr on peut pas résister à la tentation de leur faire la même vacherie……..

Enfin faut se consoler comme on peut… après tout ce n’est qu’un Lundi !

Même si un jour

Même si un jour prochain tu seras femme,

Et que d’autres que moi te présenteront leur flamme, 

Même si un jour sombre tu me haïras,

 Et au nom de ta liberté nouvelle tu te battras,

Même si un jour maudit tu t’en iras,

Vers d’autres cieux, vers d’autres bras,

Même si un jour ensoleillé tu me présenteras,

Le fruit de tes entrailles venu ici-bas, 

Même si un jour d’angoisse tu me soutiendras,

Car je ne pourrai marcher qu’accroché à toi,

Même si un jour triste je te quitterai,

Pour aller enfin à l’ombre de mes ancêtres me reposer,

Jamais je n’oublierai ce jour béni où tu m’as,

Pour la première fois appelé “papa”….

A ma fille Heloise.