S’allongent les ombres du soir,
Vient la langueur de la nuit,
Entre chien et loup, entre rouge feu et noir,
Le jour s’achève et Phoebé luit.
Nos corps sont las après l’euphorie,
Et nos pensées vagabondent au gré des souvenirs,
La vie sombre dans une douce léthargie,
Et les amoureux échangent leurs premiers soupirs.
Une journée sans toi s’est enfin écoulée,
Les heures passent et mon attente demeure,
Ton absence use mes nerfs épuisés,
Un jour sans toi et c’est un peu d’espoir qui meurt.
Que me saoûle l’obscurité, que le noir m’engloutisse,
Que dans un sommeil sans rêve je me plonge,
Afin que dans l’oubli je m’anéantisse,
Pour que mes tristesses se baignent en mes songes.
Que sont interminables les jours sans toi,
Que sont tristes ces minutes de solitude,
Et le coeur lourd à force d’imaginer je ne sais quoi,
La volonté s’use au fil de l’habitude.
Une journée sans toi s’est enfin écoulée,
Les heures passent et mon attente demeure,
Ton absence use mes nerfs épuisés,
Un jour sans toi et c’est un peu d’espoir qui meurt.