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Le blog de gatsby1969

“Le sérieux est le bonheur des imbéciles” Montesquieu

Sans commentaire…..

Amis du jour….. bonjour !

Comment ça va bien ?

La pêche ?

A la sortie d’un hiver plutôt frisquet votre serviteur vous envoie ces quelques amicales pensées, bon vite fait vu que je suis au travail mais quand même !

Pourquoi ce titre racoleur ?

Figurez vous que ces derniers temps j’ai été littéralement assailli de commentaires en grand-breton (en anglais pour les ignares qui ne lisent pas “Asterix le gaulois”), d’une longueur égale à un discours politique et, à l’instar dudit discours politique, qui ne voulaient rien dire !

Le tout envoyés par de parfaits inconnus et jamais le même……

Spams ? Virus ? Ou simple intention d’emmerder le monde ?

Je l’ignore !

Mais face à cet assaut de connerie humaine j’ai dû réagir : dorénavant il ne sera plus possible d’envoyer sur ce blog de commentaire sur un de mes articles sans au préalable être inscrit comme membre du site internet qui m’acceuille, c’est à dire CCV. Ainsi il sera beaucoup plus délicat de venir gonfler votre serviteur : dorénavant pour m’écrire faudra faire acte de volontarisme et remplir la petite fiche d’inscription ! (pour ceux qui ont pas compris comment faire c’est simple, suivre l’onglet en haut de la page de mon blog) Pour les quelques afficionados de ma plume je vous rassure : l’inscription est gratuite et vos coordonnées ne risquent pas d’être transmises par les web-master à un centre de télé-marketing qui bourrera votre boîte mail de propositions de vente de viagra !

J’avoue que c’est la mort dans l’âme que j’ai dû faire ce nouveau paramétrage qui, en quelque sorte, restreint le champ de liberté de mes lecteurs. Or internet est justement un des derniers endroits de ce bas monde qui nous offre cet espace de créativité et de défouloir dont nous avons tant besoin ! Alors comme d’habitude une poignée de crétins casse les pieds du plus grand nombre……

J’aimerai à cet égard offrir à cette bande de trous-du-cul l’expression de ma plus profonde colère en leur donnant à lire quelques uns de mes jurons préférés (âmes sensibles s’abstenir) : rebuts de capote, pets de tyrannosaure vérolé, finis-à-l’urine, bercés trop près du mur, “crétins des Alpes” (clin d’oeil au capitaine Haddock), fils de boxons rances, reliquats de châsse mal tirée, lobotomisés par erreur, etc etc

A ce sujet ami lecteur j’ouvre un grand jeu concours qui vous permettra (pour une fois) de ne rien gagner du tout, si ce n’est la parfaite considération de l’auteur de ces lignes et des autres lecteurs. Donc point d’abonnement gratuit à vie au journal “jeune et jolie”, ni de coupe-patates électronique, de téléviseur à écran tellement plat qu’on se demande s’il n’a pas qu’une face, de week end tout frais payé à Biribi-Les-Oies. Nan que dalle !

Le réglement est très simple : proposer par commentaire l’insulte ou le juron le plus drôle et le plus spirituel qui soit.

Les propos raciste, homophobes et de façon générale vulgaires sont non seulement interdits de compétition mais généreront un gigantesque coup-de-pied au cul du contrevenant par les soins du jury impartial que je suis (faites gaffe je chausse du 43 !).

Le concours est ouvert jusqu’au 30 avril.

Bonne chasse !

De lard de réveillonner sans grossir…

Amis du Jour bonjour !

Ben voilà, la barre des 10.000 lecteurs est passée.

Alors 10.000 ben ça se fête et ça tombe rudement bien puisque nous avons tous sacrifiés ces derniers temps au rite du Dieu “Réveillon” qui monopolise énergies et porte-feuilles, coiffeurs et esthèticiennes mais également foies et estomacs. Et c’est là que le bât blesse….. Parce que fêter (voire pour certains commémorer en effectuant un “dépôt de gerbe” dans le caniveau en face s’ils sont bien élevés ou sur la robe de leur voisine de table si ce sont des gougnafiers) c’est bien beau mais passé le cap du 2 janvier, faut remettre la barbaque en état car dans 6 mois les vacances approchent…..

N’écoutant que son courage votre serviteur a décidé de marquer le coup en testant pour vous les formules vous permettant de traverser les 8 jours fatidiques qui vont du 24 décembre au soir au 2 janvier matin sans transformer votre taux de cholestèrol en numéro à 5 chiffres…..

Tout d’abord il convient de distinguer les différents postes “nuisibles” susceptibles de transformer la planche à pain qui vous sert de ventre en chamallow chauffé au four :

1 - L’alcool

Bon je vais pas vous jouer le père-la-morale, mais avec les fêtes on est atteint du syndrôme du “coude en l’air”….. et pas qu’un peu mon neveu ! Or l’alcool non seulement rend molles les ardeurs les plus torrides mais apporte une quantité non négligeable de sucres, de sucs gastriques et de gueules de bois à notre organisme. Donc sus mes preux, hardi et montjoie-saint denis ! Eradiquons l’alcool de nos reveillons !

Comment faire ?

Plusieurs solutions sont envisageables:

- Ou réveillonner dans le désert de Gobi, ce qui assurément supprimera toute vélléité liquide de votre repas mais présente le désagréable inconvénient de supprimer également toute vélléité festive;

- Ou fêter dignement le remplacement du calendrier des sapeurs-pompiers qui trône au dessus de votre cheminée du salon avec vos amis de l’Association des Alcooliques Anonymes;

- Ou encore si vous êtes de la secte des fous suicidaires qui recoivent chez eux leurs amis le 31 décembre au soir, préparer un cocktail délicieux à base de jus de carottes, de gingembre ( histoire de préparer en douceur la nuit qui va suivre…) et de sucs de topinambours pour l’apéritif et, élégance et distiction oblige car nom de dieu c’est le réveillon, servir du champonny pendant tout le repas !

2 - Le foie gras

Comme son nom l’indique le gésier de ces charmantes bestioles qu’on gave pendant 364 jours pour clapper leur panse hypertrophiée le 365ème n’est pas un modèle de diététique. D’ailleurs il est très rare de trouver ce genre de pâté à la carte des restaurants de thalassothèrapie, c’est tout dire……

Donc là encore ne chippotons pas et rayons de notre carte ce met dangereux !

Pour le remplacer je suggérerai trois solutions qui ont chacune leurs avantages et leur inconvénients:

- un délicieux cocktail à base de jus de carottes, gingembre et sucs de topinambours mais si vous l’avez déjà servi à l’apéritif ça risque de faire un peu répétitif,

- ou un pâté de tofu agrémenté d’une sauce composée d’un tiers de jus de citron et de deux tiers d’eau (minérale l’eau c’est le réveillon que diantre !), ce qui présente l’avantage de mettre du poisson (ce qui fait toujours chic) à votre menu !

- ou un délicieux chaud-froid d’endives cuites à la vapeur baignant dans sa sauce de coulis de navet (très chic également pour son côté nouvelle cuisine !);

3 - La dinde, le chapon, les plats en sauce et accompagnements:

Inutile de vous faire un dessin, ces petits plats sont propices à transformer votre bedon en bouée de sauvetage….. Ne mégotons pas là non plus, bouttons la volaille hors de nos tables !

Certes me direz vous mais que faire à la place ?

Là encore votre serviteur a mis les bouchées doubles (enfin presque parce que trop manger fait grossir, là aussi….):

- Soit vous optez pour la carte de l’originalité en proposant une délicieuse purée de carottes, relevée au gingembre et accompagnée d’un rôti de topinambours, ce qui est hardi mais serait somptueusement harmonieux avec votre cocktail et votre entrée (cf plus haut);

- Soit du poulpe aux câpres et aux asperges avec sa mousseline de brocolis (le poisson, toujours le poisson  !);

- Soit un rizotto aux néfles mais sans le riz car trop d’amidon !

Comme vous le constaterez, les solutions festives ne manquent pas.

4 - La danse

Bien évidemment qui dit réveillon dit danse sur des musiques de jeunes ! N’oublions pas que cette nuit sera la dernière de l’ancienne année et la première de la nouvelle !

Une soirée réussie ne se conçoit pas sans quelques pas timides esquissés dans la pénombre, bercés par le doux tournis de la boule à facette. Mais là aussi soyons cohérents: si nous voulons réussir notre soirée il convient d’offrir à nos convives une musique de qualité mais surtout riche en dépenses énergétiques afin de brûler les éventuels surplus de toxines. Donc exit les valses, tangos, menuets, slows et autres danses dites “de salon” qui ne visent qu’à se “frotter la panse contre la panse des dames” (merci Jacques Brel !) et agir à l’économie.

Pas d’hésitation ! Privilégiez le pogo punk et la gigue irlandaise à ces entrechats pour femelettes afin de donner à vos convives l’envie d’aller au sauna se rafraîchir un peu !

Le rythme d’une heure de pogo pour une demi-heure de gigue en alternance me semble le plus approprié. Les plus sportifs pourront également intercaler quelques exercices de cardio-training ou de step entre deux pauses de deux minutes si ils le désirent.

 Résumons nous:

Le prochain réveillon vous emmenez vos amis en compagnie de la section des alcooliques anonymes du coin dans le désert de Gobi, vous leur offrez le cockail magique, du tofu au jus de citron puis du poulpe aux câpres, le tout arrosé de champonny et leur faite danser le pogo jusqu’à l’aube. Si après ça vous ne devenez pas la coqueluche des night clubbers les plus sélect je n’y comprendrai plus rien !

Pardon ? Vous dites ? Ah oui ! J’oublie le dessert !

Bah au vu de ce qui précéde un quatre-quart me semble tout indiqué…. c’est le réveillon que diable, on peut bien se lâcher un peu non ?

Papa dans Maman…

Amis du Jour Bonjour !

Près de 10.000 connexions, wahou ! Ca dépote !

Grâce à vous je me la pète grave, j’ai dû emballer mes chevilles sous bandes molletières pour pouvoir les faire entrer dans mes chaussettes !

Ce qui est une habile transition pour introduire (si je puis m’exprimer ainsi) le sujet de ce jour: comme promis à l’ami Oluff, une promesse étant une promesse, cochon qui se dédit ! (si je puis parler de cochon vu le fameux sujet dont vous attendez tous, les mains moites et le coeur palpitant, le contenu. J’éxagère ? A peine… je vous connaît bande de pervers !) nous évocquerons aujourd’hui ce délicat mélange des fluides et des sens qu’est l’amour charnel.

Bin oui j’ai sauté le pas (si je puis m’exprimer ainsi) et m’engouffre dans la brèche (si je puis…oh et puis zut, complétez par vous même, j’ai la flemme !)

En guise de préliminaires (si je…..), soulignons qu’à l’instar de l’oeuf et de la poule, on ignore toujours à ce jour qui était arrivé sur cette bonne vieille terre en premier: l’Homme, la Femme ou …. le sexe!

Car pour exister il faut concevoir et pour concevoir il faut 2 partenaires que nous nommeront pudiquement X et Y (et je rappelle (à tarte) que, comme l’amie Zézette dans “le Père Noel est une ordure”, nous sommes tous Monsieur X ou Madame Y). Mais pour que X et Y soient là, il faut que papa et maman X ainsi que papa et maman Y aient joués aux Lego ou au Bilboquet un soir de désoeuvrement coupable….. Donc y a rien à faire, on tourne en rond…

Bref, avant même l’invention du PMU, de l’aspirateur ou du lancer de nains sur matelas, le loisir principal de l’Humanité les soirs de pluie était de gaiement forniquer. Autant dire que bien des personnes se sont penchées sur le sujet (si je puis m’exprimer ainsi) avant que votre clown préféré vienne y mettre (si je puis…) son grain de sel.

Je ne vais pas titiller (si je puis…) vos plus bas instincts en vous rappellant les régles de ce mécanisme hydraulique de base (tout corps plongé dans un liquide….) qui abouti inévitablement aux phrases rituelles suivantes :

- “Ah oui Léon, soyez mien grand fou!” si l’on est Y;

- ou “Alors heureuse ?” si l’on est X.

Nous partirons du principe que toute personne suffisamment déjantée pour lire ce blog a eu l’occasion au moins une fois dans sa vie de se faire appeler “Léon” ou d’être heureuse.

Si tel n’était pas le cas:

- ou vous êtes trop jeune pour lire ces lignes et foutez moi le camp de ce blog avant que je vous colle une fessée (quoi queue…. je me demande si ça ferait pas des heureuses…)

- ou vous êtes à plaindre et ce billet risque de vous rendre dépressif et regretter de ne pas avoir répondu aux avances de votre petite amie du-bac-à-sable-du-square-en-bas-de-la-maison qui vous avais proposé dans la fleur de la quatrième année de votre pitoyable existence de jouer avec elle au docteur ! Donc foutez moi le camp de ce blog vous aussi !

Bien.

On est maintenant entre gens civilisés.

Etreignons donc à bras-le-corps (si je puis…) la substantifique moelle (si….) de la sensualité.

Vous qui me subissez de longue date, vous savez que j’aime à distinguer les points de vue masculin et féminin. Aux dernières nouvelles et après avoir lu de savants bouquins de psychanalyse qui ont longuement disserté sur la question (Jeune et Jolie, Cosmopolitain, Biba, Marie-Claire, etc, etc…), nous aurions:

-Si vous êtes un Homme: Pour vous tout va bien ! Vous avez dû quitter le ventre de votre mère, vous rejoignez celui de celle qui vous rend tout chose ….(voir figure 1), en faisant battre votre coeur, mouiller vos mains et défier les régles de la gravité universelle du Père Newton  en prouvant qu’on peut s’élever tout en étant plus lourd que l’air !

Bref “coquette” est à l’abri, l’endroit est chaud, acceuillant et la préserve (si je puis…..) des éventuelles agressions extérieures. Cool Raoul. A l’aise Blaise. On sait qu’on va éliminer des toxines, faire travailler ses muscles, griller des calories et se débarrasser de fluides encombrants…..

 - Si vous êtes une Femme: l’acte sexuel est pour vous une aggression ! On introduit un corps étranger en vous (voir figure 2) tel le spéculuum de ce con de gynéco sans savoir s’il est lavé, propre et sans ce délicat goût de fromage blanc rance que certains ont après une journée de labeur bien remplie (je parle du corps étranger, pas du gynéco ou de son engin, le speculuum !, voyons !!!!). Et au final on subi une invasion massive de protéines pas casher du tout !

Faut vraiment le désirer pour le faire…..

Et c’est là Ami lecteur que nous touchons le point sensible (si je puis…) ! Car tout est une question de désir !

Pour l’Homme le sexe est une protection, il se réfugie dans un ventre qui n’est plus maternel mais presque. Il veut donc pratiquer cela le plus souvent possible.

Pour la Femme le sexe est donc une aggression, elle héberge un hôte au plus profond de son intimité. Accepter cela n’est pas facile. Faut vraiment en avoir envie… et en plus qui c’est qui va nettoyer les draps ?

Et c’est ainsi que naît une querelle longue de plusieurs siècles pour savoir qui, du dîner aux chandelles ou de l’aspirine, est le meilleur ami de l’Homme….

Alors chers X, mes frères de galère, calmons nos bas instincts. Evitons de dégraffer ces saloperies de trucs à verrous-de-la-mort-qui-tue qu’on appelle “soutien-gorge” sans avoir au préalable dit……. : “Bonjour!”

Ne confondons pas clitoris et manette de jeu de PlayStation car non ! Ce n’est pas en faisant rond, double-carré et triple-croix qu’on gagne l’extra-ball !

A ce sujet il serai bon de rappeler qu’il est inutile de secouer, malaxer, broyer, mordre, voire pour certains amputer, ce foutu bitoniau qui a tant fait couler d’encre (et pas seulement de l’encre d’ailleurs…..si je puis…etc…etc…etc…). Le désir féminin ne se mesure pas dans l’amplitude des dégâts causés mais dans la finesse du toucher. Du doigté que diantre ! (si je puis….)

Et enfin, en fin, en faim, n’oublions surtout jamais LA régle d’or: pour qu’une Femme consente à faire l’amour avec vous, il faut:

1 - que ce soit une femme (sans commentaire….)

2 - qu’elle soit en vie !

3 - et qu’elle soit d’accord !

C’est pourtant simple non ?

Songe d’une nuit d’automne

Amis du soir bonsoir,

Il est 2 heures et je n’ai pas vraiment envie de me coucher. Il est 2 heures, la nuit a amené avec elle son cortége d’obscurité. Avez vous remarqué comme le sombre a pour corollaire le silence ? Le noir rend tous les sons feutrés et le moindre craquement prend des proportions alarmantes. Mais pour les citadins comme votre serviteur, l’obscurité n’est pas totale. Un halo de lumière orange enveloppe les choses de la rue. Et si vous levez les yeux, vous pouvez voir dans les hauteurs que petit à petit l’orange se mue en mauve puis le mauve en noir. La ville semble sous un globe violet qui repousse les étoiles au dessus, bien au dessus de nos têtes.

“This city never sleep” chantait Frank Sinatra.

Et me voilà donc, posé sur mon siège, face à mon écran, baigné dans la pénombre blafarde, à vous écrire ces quelques mots. Pourquoi cette soudaine nostagie me demanderiez vous ? Il est vrai que je vous ai habitué à mes pitreries, turpitudes et blagues de potache. Mais au fond n’oubliez jamais une chose: tout clown est un clown triste, tout pître fait le bouffon pour faire oublier ce qu’il est vraiment.

Alors ce soir, dopé par un abus de café et une nuit sombre et humide, je jette bas les masques.

Attention ne croyez pas que je sois dépressif ou usé. Non c’est juste qu’avec la torpeur générée par le manque de sommeil et le receuillement que le silence induit, une étrange sérénité s’est emparée de ma personne. Un peu comme si j’étais détâché des choses de ce monde, pas indifférent non, mais lucide et calme.

Et cela ne m’étais plus arrivé depuis des lustres.

Pendant des années j’ai passé bien du temps à essayer de répondre à cette question que nous nous posons tous : qui suis je ?

A chaque fois que j’ai essayé d’y répondre, la solution à cette énigme me semblait différente, tout simplement parce que nous ne sommes pas figés dans le temps, nous évoluons au gré des jours qui passent, nos sujets d’intérêt,  nos passions évoluent et nous avec. Alors vouloir faire une photographie de soi ne peut être efficace car le cliché ne montre que ce que vous êtes sur le moment, pas ce que vous avez été ni ce que vous deviendrez.

Une amie m’a recemment demandé si nous devenions adultes. Je lui ai répondu par la négative. Nous sommes toujours des enfants, mais pas pour tout, ni tout le temps, tout simplement parce qu’on s’est déjà brûlé les doigts alors on sait qu’il faut manier l’allumette avec précaution…Mais même en sachant cela, il peut nous arriver de tripoter les allumettes quand même !

Aini sommes nous, avec nos qualités et nos défauts et toute la question est de nous accepter ainsi.

Drôle de nuit que ce soir vous ne trouvez pas ?

Les Yeux de Jean

Il est une paillette gaie qui brille,

Au fond de tes yeux couleur d’océan,

Et ton rire éclate en joyeuses trilles,

Qui bercent mon coeur de faible géant,

Il est une paillette gaie qui brille,

Dans ton regard plein de malice,

Quand ton humour m’étrille,

Tendre taquinerie au nom du Père, au nom du Fils,

Il est une paillette gaie qui brille,

Quand de nos jeux acharnés,

Tu emportes la victoire, même s’il

Faut que je te laisse gagner,

Il est une paillette gaie qui brille,

Quand tu viens me souhaiter,

La bonne nuit d’une étreinte gracile,

Et ponctues le “Je t’aime Papa” d’un baiser.

A mon fils.

Apprenons à dire “bonjour”

Amis du Jour Bonjour,

Oui Bonjour à toutes et tous.

Un vrai “Bonjour”, pas un de ces trucs de merde qu’un commercial vous dit quand il s’apprête à délester votre porte-feuille de quelques espèces sonnantes et trébuchantes (j’adore cette expression, que celui qui a vu une pièce trébûcher me le dise ! Il gagnera ma considération la plus servile….. Même chose avec les billets, je met au défi quiconque de me présenter un faf de 5 euros en confettis sous le prétexte qu’il s’agit d’une “petite coupure”…..). Quand un vendeur essaie de vous refiler l’ouvre-boîte dernier-cri ou la paire de chaussettes qui file pas, son salut est tellement stéréotypé qu’on pourrait à l’avance savoir comment il va vous le dire: il “casse” le buste vers l’avant ( c’est à dire vers vous car toutes les bonnes écoles de commerce vous le diront il faut du dynamisme ) dans un mouvement bien huilé et rodé qui commence avec la syllabe “bon-” et se termine avec la fatidique “-jour”. Généralement les mains sont jointes, certains vont même pousser l’outrecuidance à se les frotter sans vergogne à votre approche, la voix est suave, sûre d’elle mais pas trop forte car le bruit indispose. Bref un truc marketing travaillé jusqu’à devenir presque naturel, à croire qu’il salue son épouse et ses gosses de la même façon !

Pas non plus une de ces salutations dite par une personne qui le pense pas et qui vous dit “bonjour” sur le même ton qu’il vous demande l’heure ou son chemin, nan un “bonjour” tonitruant, plein, chaleureux et enthousiaste.

La qualité d’une personne se mesure à la façon dont il vous salue. C’est le premier contact dans une relation et souvent l’impression première dicte la conduite que nous aurons envers celle ou celui qui est en face de nous. Personnellement, je ne supporte pas ces gens qui, quand ils vous serrent la main, vous tendent un machin visqueux et insaisissable. Faut toujours se méfier de ceux qui ne mettent que deux doigts lors du serrement de pogne ou ces pétasses qui vous effleurent à peine la joue de leurs lèvres en faisant entendre le bruit retentissant du claquement de leur bouche qui tourne à vide. Généralement ces personnes ont autant de considération pour vous que le Fonds Monétaire International pour un petit paysan guatémaltéque ! Chez eux, le terme “chaleur humaine” se quantifie, et c’est en degrés celsius …..

Il me vient toujours à l’esprit un extrait fameux d’un film que j’affectionne particulièrement: “Itinéraire d’un enfant gâté” de Claude Lelouch. Dans une scène, Belmondo explique à Richard Anconina comment dire “Bonjour”. J’invite tout ceux qui balbutient piteusement au moment du premier pas à voir ou revoir cette scène. Effectivement, comme le dit l’ami Belmondo, il faut aller vers l’autre et montrer que l’on s’interresse à lui. Un de mes amis est exceptionnel dans cet art délicat: quand il te le dit tu as l’impression à cet instant que tu es la personne la plus importante au monde pour lui. Et franchement, ça fait du bien !

Montres moi comment tu dis ce mot tout simple et je te dirai qui tu es et si tu aimes la vie et les gens.

Ami lecteur, tu sais comme moi qu’un bonjour donné ici-bas à quelqu’un que tu ne connais pas peut changer sa journée et la rendre belle, en dépit de son chef de service ou de sa belle-mère, voire les deux. Alors ne sois pas radin, penses que ce que tu donnes de toi à l’instant peut te revenir plus tard.

A méditer.

Un Homme au supermarché…..

Amis du Jour Bonjour,

Nostalgie ! Nostalgie ! Quand tu nous tiens…….

Ce midi j’ai, vite fait bien fait, acheté quelques produits ménagers à mon supermarché attitré (tout ceux qui font des courses vous le diront, on a tous nos endroits de prédilection car les tablettes de produit lave-vaisselle y sont moins cher et on y trouve le ketchup sauce cury qu’il n’y a pas ailleurs). Et, baguenaudant nonchalamment dans les rayons avec l’assurance du pro de la conduite de caddy, je me suis rappelé avec tendresse mes premières courses d’alimentation une fois que mon curriculum vitae est passé du statut d’homme marié à celui de divorcé !

Ralalaaaaa  que la rencontre entre un homme seul et un supermarché fut épique….. Imaginez vous ami lecteur que mon “ex” soit la parfaite conjonction entre Monsieur Propre et Maïté….. Au bout de 15 ans de mariage je ne savais même plus ce qu’était une éponge et par quel côté il fallait tenir la poelle….. Oui je sais mais bon, j’était un parfait homme de cro-magnon à cette époque là…

Donc voilà notre homo celibaterus, excité comme une puce, qui débarque au super-giga-méga-ultra-hypermarché du coin (ben ouais l’est grand !)…. Tout content il chantonne en garant sa voiture, claque la portière, la verrouille et se dirige vers l’espèce d’auvent qui ressemble à une mini-station service et qui abrite cet animal étrange appelé “caddy”.

Woui woui woui je vois un fin sourire naître aux commissures des lèvres de mes lectrices….

Bin ouais le caddy…..Gros dossier ! Bon les gars je vous explique, il s’agit d’un engin de torture, inventé par un sadique stupide, qui ressemble à la voiture à pédale de notre enfance mais sans le volant ni les freins… Vous mordez le topo ? La direction se fait par une espèce de barre à la con en plastique fendu et ébrêché qui te nique les mains et te fais transpirer.

Une chose essentielle : toujours avoir un jeton dans sa voiture, toujours ! Parce que cet engin tu peux l’avoir que si tu glisses dans une fente une pièce de un euro (qu’on a jamais) ou un de ces jetons en plastique que l’on doit chérir et conserver comme sa cassette VHS du match France-Brésil de 1986 ( quart de finale de coupe du Monde au Mexique, match d’anthologie).

Autre chose qu’à l’époque je savais pas, toujours regarder les roulettes avant de choisir ton caddy……Et ce jour là, ça a pas manqué, j’ai pris le premier de la file (grosse erreur !). Résultat : Un couinement invraisemblable s’est produit dès les premiers pas avec ce foutu engin… une roue était faussée….. ceux qui ont déjà essayé de faire leurs courses un samedi après-midi avec une saloperie qui couine, chargée de trois packs d’eau et une foutue roulette qui refuse de tourner quand on vire à gauche savent de quoi je parle…

Dans ce cas là qu’aurait fait une femme ?

Ben marche arrière pardi ! Et changement de modèle au stand ! Et pis de toute façon aucune femme, sauf une grande distraite, se serait fait avoir….

Et qu’est ce que fait un homme ?

Ben il le garde ce con ! Parce qu’un homme N’AVOUE JAMAIS QU’IL S’EST PLANTE !

Et il se dit que, nom de Dieu ça va chier dans la colle, mais que ce foutu engin va marcher droit avec lui, juste pour démontrer au monde entier qu’il s’est pas trompé et que ça va aller…….

Donc ma pomme attaque la face Nord de l’Everest avec son chariot qui fait un boucan du diable et qui ne dispose pas de direction assistée….. Et il est toujours content, c’est la fête, il va pouvoir choisir ce qu’il veut à manger et acheter enfin 8 paquets de chips au bacon pour grignoter en regardant ses DVD !

Commencent les courses……

Amie lectrice quand un homme seul va faire des courses au supermarché il commence toujours par les rayons suivants, dans l’ordre ou dans le désordre : DVD, CD, vins et liqueurs, bière…….. Il ne s’arrête jamais au rayon “vêtements” et peu au rayon electro-ménager.

Et là ça a pas loupé….. c’est ce que j’ai fait…….

Fatale erreur……..

Parce que toute femme dirait, ce qui tombe sous le bon sens, qu’il faut TOUJOURS commencer par la flotte et le lait ! Vous avez déjà essayé de mettre des packs d’eau dans un caddy plein ? Moi oui ! Cette fois là ……. Le caddy a gagné sur le score de deux barquettes de framboises à zéro…. Un engin de torture je vous dit !

Autre chose d’importance….. les lessives……

Les gars je vous explique : y a la poudre, la liquide et les tablettes….

Chaque modèle a le choix entre :

- avec assouplissant ou sans assouplissant,

-  pour la couleur, pour le noir ou pour tout,

- avec adoucissant ou sans adoucissant,

- avec phosphate ou sans phosphate

Comme aucun d’entre nous n’a un doctorat d’Etat ès “Machine à Laver”, imaginez le grand moment de solitude de votre serviteur devant ce “mur” (parce que quand on regarde le rayonnage c’est exactement ce qu’on ressent avec toutes ces grosses boîtes carrées) de purs produits marketing réservés aux initiées…… Je me souviens avoir passé un paquet de temps à faire la quadrature du cercle…. Pas de phosphate c’est bon pour la nature, mais alors c’est un modèle sans adoucissant et toute couleur, donc il faut que….. à moins que…… et si je multiplie le nombre de kilos de linge sale de la semaine par l’âge du capitaine j’arrive à…..

A la fin et de guerre lasse je m’étais résigné à vivre sur une île déserte avec un pantalon jamais lavé et pas de chaussettes jusqu’au moment où une brave dame serviable m’a conseillé. Je n’ai jamais depuis changé la formule magique qui fait que je sens bon la “fraîcheur printanière” même en hiver !

Autre gros souci, les yaogourts………

Bon sang de bonsoir ! Quel casse-tête ! Entre les “au bifidus”  les “veloutés” les “goût grec” les “goût bulgare” les “anti-cholestérol” les “laits entiers” comment choisir un bon yagourt nature ?

A l’époque j’ai choisi mon camp : Flamby pour tout le monde !!!!!!

C’est dans le rayon frais que j’ai découvert le graal, le césame indispensable à tout achat judicieux : la date de péremption !

Ben ouais, le néophyte que j’étais prenais toujours le premier paquet du rayonnage…. Le chérubin !

Ce qui a fait que j’ai été obligé de me taper 24 Flamby en 5 jours…….

Ami lecteur mâle je t’explique, faut toujours regarder la date…. et généralement les produits les plus récents sont mis volontairement au fond pour que le magasin se débarrasse en premier de ceux qui tombent de date bientôt….. Bon sang mais c’est bien sûr !

Idem pour les promos, faut regarder la date ! Parce que sinon qui va devoir bâffrer 3 kilos de chipolattas à 6 euros la barquette en 48h ? Hummm ?

Enfin, le caddy plein mais en nage, car ma roulette récalcitrante est devenue un enfer une fois que le poids des achats pèse sur ce qui avait été un roulement à bille, nanti de 16 paquets de chips au bacon, du papier hygiènique, 6 boîtes de sardines, 8kg de pâtes fraîches en promo à consommer pour après-demain, 24 flambys, 175 cd, 322 Dvd, trois packs de bière, 2 packs d’eau, un sachet de gruyère rapé, 18 barquettes de plats micro-onde, 6 pommes vertes et 2 barquettes de purée de framboises (bein ouais faut manger frais non ?)…..

Vient le choix de la caisse…….

Une femme aurait choisi sa file d’attente en fonction de sa taille…. Que croyez vous qu’un gros bêtat de mâle fait ????? Bingo… Vous avez trouvé ! Il choisi en fontion du physique de la caissière……. Ben voyons…… Et comme il opte souvent pour la plus jeune, c’est de fait la plus inexpérimentée……. Je vous fait un dessin ou vous avez pigé ?

Après deux plombes et une facture d’un montant égal au Produit Intérieur Brut du Venezuela, poussant poussif mon pousse-pousse pourri, le sourire rayonnant du début avait laissé la place à un rictus dépîté.

Depuis tout va mieux: j’ai fait monter mon jeton de caddy en pendentif et je le porte en permanence autour de mon cou, mon ordinateur portable a un programme contenant un calendrier spécial (avec alarme) qui me donne les dates de préemption des produits que j’achète, mon porte-feuille a 84 cartes de fidélités, j’ai un stock de 38 sacs divers et variés (dont 4 spéciaux pour les surgelés et produits frais) en permanence dans mon coffre de voiture et quand je dois passer à la caisse je choisis systématiquement la mamie de service ! Un vrai pro je vous dit !

Ma radio préférée

Amis du Jour Bonjour !

 Tout d’abord un petit mot pour vous faire part de mon ébahissement: plus de 5.000 pages consultées et plus de 2.700 personnes se sont connectées à ce blog. Je sais que ça peut paraître dérisoire par rapport à d’autres (hein sav ? 26.000 connexions rien que pour toi….. la classe ma grande….j’espère que tu vas bien….tu nous manques tu sais….) mais j’avoue que je me sens quelque peu gêné (mais fier, ne boudons pas notre plaisir !) devant ces chiffres.

Soyez remerciés en tout cas de votre sympathie et de votre fidélité.

 Attaquons si vous le voulez bien le sujet du jour. Je plante le décor : quand il y a trois ans maintenant j’ai pris la décision de divorcer, je me suis senti perdu et sans repères. Mes habitudes de vie ont changé et j’ai meublé ma solitude du moment dans trois domaines: internet, le cinéma et …. la musique !

J’avais auparavant quelques connaissances en cette dernière matière mais principalement, mon âge de presque quadra oblige, dans la musique des années 80 (cure, dire straits, U2, depeche mode et consorts).

Mais force m’était de constater que j’étais ignare dans bien des domaines du rock’n roll et de la pop.

J’ai eu le bonheur de rencontrer depuis deux facteurs qui m’ont permis de me cultiver:

- Mon ami Pirate 86, que les chatteurs de ce site connaissent bien pour son érudition musicale;

- et une radio belge absolument exceptionnelle et dont je veux vous entretenir aujourd’hui: cette radio s’appelle Classic21 et elle n’a, à mon sens, aucun équivalent en France aujourd’hui. Bien entendu les lecteurs du Nord de la France la connaissent bien car ils peuvent la capter sur leur FM sans problème. Mais pour tout ceux qui ne sont pas dech’Nord (bref pas des cheuteumis ! lol) laissez moi vous la décrire.

Imaginez une radio consacrée uniquement à la musique et pas n’importe quelle musique: pas de la variété, ou de la pop style top 50, pas non plus des musiques technos, mais du rock dans toutes ses variantes (rock 60’s, 70’s, 80’s, country, blues, hard rock, metal, boogie, pop et chansons engagées). Imaginez des commentateurs compétents qui “vivent” la musique qu’ils programment et en connaissent toutes les subtilités ( juste un détail: la première fois que je l’ai écouté ils retransmettaient un concert des Rolling Stones de 1973, le commentateur nous l’a décrit dans le moindre détail…..tout simplement parce qu’il y avait assisté !)

Cette radio est dirigée par un Monsieur qui s’appelle Marc Ysaye, les profanes ne connaissent pas son nom mais il est le batteur d’un des plus grands groupes de Rock Belge depuis les années 70 (septantes en belge, lol), le groupe “Machiavel”….c’est tout dire…..

 J’avoue que cette radio est branchée en permanence dans mon auto-radio, que je l’écoute le soir très fréquemment sur internet (promis je vous file le lien !) et grâce à elle, ma culture musicale en a été décuplée.

Mes émissions préférées sont (et ce n’est pas exhaustif):

- le “plan langue” qui permet d’écouter une chanson avec sa traduction en français,

- le journal du rock (toutes les news du rock’n roll),

- le “classic album” qui fait écouter en totalité un album important de l’histoire du rock’n roll (quelle radio française oserait passer en suivant plusieurs morceaux de “back in black” d’AC/DC ou “Revolver” des Beatles ?)

- et surtout ma préférée: le “making of” qui, tout les jours à 15h (mais si vous pouvez pas l’écouter en direct, pas de souci, sur la page internet de cette radio il faut cliquer sur l’émission et vous avez accès aux archives des 15 derniers jours et vous pouvez les écouter sur votre ordi en podcasting: cliq sur “les émissions” et sur “le making of” de la grille horaire) décortique un album de la légende du rock’n roll de A à Z (ingénieur du son, conditions d’enregistrement, état d’esprit de l’artiste, spécificités techniques des morceaux etc etc). Je vous livre le programme des derniers jours, vous allez comprendre pourquoi je suis accro:

 - 19/06 Peter Gabriel album “Peter Gabriel”

- 18/06 AC DC album “Let There Be Rock”

-17/06 Rolling Stones album “Goast Head Soup”

-16/06 REM album “Out Of Time”

-15/06 Jeff Beck album “Beck-Ola”

- 14/06 Velvet Underground album “Loaded”

- 13/06 Kraftwerck album “Autobahn”

etc…etc….etc…

Alors vous comprendrez pourquoi je vous parle de cette radio formidable en espèrant qu’elle vous apporte autant de joies et d’intérêts qu’elle m’a donné. Rien que pour ça je demanderai bien la nationalité Belge !

Chose promise chose due, voici le lien internet pour y accèder: http://www.classic21.be

Bonne écoute !

Oh rage ! Oh désespoir ! Une soirée de mariage……

Amis du Jour Bonjour !

Le vengeur-pas-si masqué est de retour ! Ben ouais ma plume s’était mise en vacances… elle a le droit non ? Besoin de prendre l’air, de s’aérer les neurones et de trouver de nouvelles idées pour écrire.

A ce sujet j’ai passé samedi une drôle de soirée. J’étais invité à un mariage…. Bon disons le tout de suite j’ai beaucoup d’affection pour les mariés, des gens simples et sympas, touchants par leur envie de vivre et de mordre les fruits de l’existence à pleine dents. Ils m’avaient fait l’amité de m’inviter mais, fête de l’école de mes deux petits monstres oblige, je n’ai pu venir qu’à la soirée.

Et là chers amis je dois vous avouer que j’ai passé un drôle de moment. Je vous plante le décor, vous allez mieux comprendre….. Imaginez un instant que vous soyez divorcé depuis 3 ans, qu’il s’agisse de la première soirée de mariage auquelle vous assistez depuis, qu’à part les mariés que vous fréquentez depuis 6 mois, vous ne connaissiez personne d’autre et que la table (baptisée pour l’occasion “feu”…. feu contre qui ? contre quoi ? déclaration de guerre ? ou alors on nous demandait de “mettre le feu” ?) où je fut assigné était composée de 3 couples de tourtereaux et de 4 vieux garçons dont votre serviteur….

Bref c’est dans ce genre de situation qu’on se demande à l’instar du père Molière ce que diantre on est allé foutre dans cette galère….

Faut dire que ça avait mal commencé: comme tout vieux beau qui se respecte, j’avais pris deux heures à me préparer afin d’arriver en conquérant sur les lieux des agappes. Donc coiffeur deux jours avant, histoire d’avoir la nuque dégagée et ne pas ressembler à un Jackson Five…. Puis le jour même, douche, schampooing (ben ouais il me reste encore quelques cheveux épars…..), crème hydratante qui pique aux yeux et me fait transpirer du visage (faut dire qu’avec ma délicatesse coutumière je suis le champion pour l’appliquer à la louche…), rasage de près (trois saignements et deux compresses……pourquoi vouloir se raser APRES avoir mis cette foutue crème ???) puis habillage…..et là grand moment de solitude de votre serviteur…. J’avais TOUT prévu: chaussettes et cravatte neuves, chemise nickel …. sauf que le beau costume, vous savez celui qu’on ne mets qu’aux soirées, ouais celui là qu’on a payé une fortune et qu’on “fait durer”, ben le pantalon a mal été rangé dans la penderie…. et que trois saloperies de plis ruinent complétement l’aspect de beau ténébreux que je m’étais juré d’incarner ce soir là…. Moment de détresse intense…….. Donc faut foncer au pressing qui ferme dans 20 minutes et sortir le grand jeu à Madame la préposée au fer à vapeur pour rendre en cinq minutes chrono aspect à ce chiffon qu’en d’autres temps on nommait pantalon……

Voilà donc notre convive prêt. Restait à trouver le lieu de la soirée… Question : Pourquoi s’obstiner à mettre les salles de banquet et de réception dans les lieux les plus scabreux qui soient ????? Y a un concours entre les propriétaires ? Celui qui sera le plus inaccessible dans le patelin le plus reculé ? Bien entendu le GPS vous fait tourner en rond, comme cette foutue pendule qui a le sadisme de continuer à fonctionner inexorablement……. Donc arrivé dans les derniers, bise aux mariés, salutations aux parents qu’on ne connaît pas mais qu’il faut faire semblant de connaître pour ne pas passer pour l’andouille de service, mot de compliments à la con qu’on bredouille et qui semble plat, creux et sans originalité puis direction le buffet pour prendre une coupe, allumer une cigarette et se donner une contenance.

Puis arrivée à ma table “feu”…… et début des hostilités…..

Bon à la première entrée ça allait encore, on se présente, on détaille son pedigree, on se cherche d’hypothètiques amis ou connaissances communs, bref faut tenter vaille que vaille d’établir le contact avec des individus que l’on ne connaît pas, que l’on ne reverra sans doute jamais et avec qui on se doit pourtant de faterniser…..

Première entrée, deuxième entrée, trou normand et plat de résistance.

Mais sac à papier ! Pourquoi les gargottiers de ce genre de manifestation nous gratifient sans cesse de ces repas à rallonge, avec des noms ronflants sur le menu alors qu’invariablement on a le droit à la salade périgourdine puis au plat de poisson avec un peu de sauce bien grasse et enfin à la pièce de boeuf ? Mon rêve lors d’une prochaine soirée de mariage : un plat unique !!!!!!! Un truc simple et convivial, sans chichi ni prétention. Tiens un barbecue géant ! Sans plan de table, ni objets inutilo-décoratifs qui foisonnent sur les nappes (gerbes de blé, bouquets de fleurs, petits cailloux, verroterie de couleur diverse et variée……) et vous empêchent se savoir où poser les coudes….

Avec le fromage, début du bal… Ouf je peux me lever et me dégourdir les jambes, ça tombait bien j’étais en rupture de stock de sujets de conversation avec mes voisins de table. Bon ça s’annonce bien, les premières chansons sont correctes, nombreux sont les danseurs (c’est fou le nombre de gens qui ne dansent pas ou peu dans une soirée de mariage ! Peur de se rendre ridicule sur la piste ? Peur de salir son beau costume du dimanche ? Ou alors manque de goût à la danse ? No le say) et votre serviteur ondule son corps lascivement au rythme endiablé des musiques de danse de jeune.

Bon Ok je danse seul et essaie de m’approcher au près d’un groupe de jeunes luronnes, manifestement sans chevalier servant et dont la tenue de soirée ne les transforme pas en paquet cadeau géant ou en clown grotesque…. Feindre de les ignorer mais poser ses premières banderilles, on ne sait jamais Papa a bien rencontré Maman lors d’une soirée de mariage alors pourquoi pas moi ?

Et là paf ! Arrêt brutal de la zique et celui qu’on nomme pompeusement Disc-Jockey (il monte à selle sur ses CD ?) nous invite à rejoindre nos tables….. Les premiers aventuriers ont déjà fait tomber la veste, perso j’ose pas surtout que le manque d’aération de la salle me fait suer à grosses gouttes….. Réfléchissez-y: costard, cravatte et chemise col fermée, pièce peu aérée et bondée de monde….. un coktail explosif ! Ca remugle sous les aisselles ! Ca goutte sur les tempes !

A chacun sa méthode pour éponger et se rendre un aspect humain… En ce qui me concerne je fonce aux toilettes et vais m’asperger d’eau fraîche puis m’essuyer le visage avec un essuie-main en papier… C’est efficace, propre, sans bavure et surtout discret ! J’en ai connu de pelletées de gars qui se sont couverts de ridicule à s’essuyer à table avec leur serviette….. Gênant quand votre voisine à qui vous faites les yeux doux depuis le foie gras a vue sur la cataracte qui vous sert de front….

Vient le moment tant attendu…..les discours……les bonnes blagues préparées par les copains par voie de montage diapo (sur ordinateur en power-point ça fait branché ! Malheureusement invariablement l’ordi rame ou le montage est introuvable dans les fichiers ou se plante en plein milieu…..) ou de chanson karaoké avec des paroles détournées contenant de fines allusions à des épisodes de la vie des mariés que seuls quelques intimes et nos deux tourtereaux connaissent bien évidemment……. Pffffffff…. Mais pourquoi les gens se sentent-t-ils obligés de faire ça ?????? En plus généralement on a droit maintenant à trois ou quatre trucs de ce genre, chaque bande de potes mettant un point d’honneur à faire SON truc, les frères et soeurs de la mariée aussi, et idem pour les frangins et/ou frangines du marié…… Bref on se croirait à la fête du patronage du coin et, comme de bien entendu, chacun met un malin plaisir à nous faire participer en tapant des mains, du pied, chanter ou faire le poirier avec un doigt dans le nez et la cravatte en berne…… Bien entendu aussi les mariés demandent un “bis” qui fait qu’au lieu d’avoir 3 sketches et 2 karaokes on a le droit de s’en parfumer 6 et 4 ……

Alors ami lecteur entendons nous bien à ce sujet : oui j’ai organisé ce genre de chose à mes amis qui se mariaient, oui lors de mon précédent mariage j’ai eu droit à des photos de moi à 4 ans en train de conduire ma voiture à pédale ! Oui c’est sympathique et cela démontre l’affection que l’on ressent pour les mariés ! Mais nom de Dieu, une fois suffit ! Et un seul truc ! Pitié pour les pauvres couillons qui ne voient rien car leur table est au fond, n’entendent rien car la sono est à chier et sont obligés de chanter (faux) des paroles qu’on ne comprend pas et applaudir à tout rompre, contents ou pas contents.

Et puis bien entendu ça casse l’ambiance. Et là ça a pas loupé, notre “DJ” a remis la zique…… en attaquant à fond les ballons  sur les valses, puis le tango puis le passo-doble….Bon normal, les mamies et papys étaient fatigués, les paupières lourdes, fallait bien qu’ils se défoulent un peu avant d’enlever le dentier et mettre la viande dans le torchon…. Mais bon… On se comprend hein ?

Et de nouveau arrêt de la musique pour danser…….. et notre jockey sans cheval mais très bourrin nous envoie plein tube une musique genre Jean-Michel Jarre ou générique de feu l’émission de télé “Champs-Elysées” et comme il se doit on demande aux mariés de venir près du gateau illuminé par des tas de feux de bengales…… Bien entendu tout le monde doit applaudir en cadence (et généralement ces cons mettent un truc interminable) les photographes de service mitrailler pire qu’à Verdun et les mariés se tenir comme des poteaux près du buffet en se demandant quelle attitude adopter pour éviter d’être confondu avec la plante verte se trouvant à leur côté….(nan une vrai plante verte bande de nases ! pas leur tendre moitié……!)

Bavaroise aux fruits……….. C’est dingue comme les traiteurs ont de l’imagination……….

 Puis retour de notre ami le “Dit-Gît” qui a cru bien faire en mettant de la zouk….Ca a pas loupé, y a toujours le tonton marrant de service qui embarque tout le monde dans une chenille endiablée…… Chenille qui se transforme ensuite en danse du torchon et où faut aller chercher ou celle qu’on trouve le plus à son goût ou la mariée si on est un gros fayot….

Pendant ce temps là les anciens s’éclipsent “discrétement” (c’est à dire qu’ils se lèvent, ce qui est pas une mince affaire !, saluent leurs voisins de tablée, en profitent pour discuter de choses urgentes et indispensables qu’ils ont bêtement omis de dire quand ils s’emmerdaient tous à attendre que le dessert arrive, puis vont saluer les mariés et leurs parents qui se trouvent sur la piste de danse, ce qui les empêche de continuer à “cheniller” et blocque la piste car nos aînés les gratifient de mondanités et mots de remerciements bien sentis qui durent trois plombes par couple, histoire de s’excuser de partir si tôt…)

 Pendant ce temps là mézigue était à table, les coudes fermement plantés dans la nappe, silencieux car estimant avoir assez donné pour tenter d’être aimable avec des personnes qui, connaissant du monde eux !, bavardaient de leur côté…. N’étant pas très chenille et plus adepte de la pelle bien roulée que du bisous de danse du torchon, je me suis senti bien seul.

Même si les mariés étaient mes amis et que la politesse demande à ce que l’on fasse mine de s’éclater comme un fou…le coeur n’y était pas et les jolies filles de l’assistance avaient toutes une connaissance pour faire tourner leur robe et leur filer “le torchon”….. Y avait bien une gentille dame,blonde comme les blés et désoeuvrée comme moi qui attendait patiemment le moment où la décence lui permettrait de partir sans sembler être impolie…. Mais non sa solitude et la mienne n’étaient pas compatibles et la vision de son ennui me renvoyait en pleine poire le mien.

Non le coeur y était pas, si au moins la musique avait été bonne, je crois que je me serait saoulé de danse jusqu’à l’aube, histoire de transpirer ma peine et m’enivrer de fatigue. Mais mon copain le DJ persistait à mettre des trucs style “boîte de nuit années 80″, que déjà en son temps je trouvais ringuard et stupides (”et tu chantes, chantes, cette chanson qui te plaîîîîîîîîîîîît !”……)

Alors j’ai bu mon café et après avoir sobrement salué mes voisins puis les mariés, je me suis enfoncé dans la nuit noire, récupéré ma voiture et mis à fond un CD d’AC/DC qui traînait dans ma boîte à gant…. Histoire de laver cette amertume, plus en colère contre moi-même qu’autre chose parce que au fond de moi je me suis senti vieux et ronchon ….

Rock’n Roll Attitude

Amis du jour Bonjour,

Ci joint un interressant article que j’ai “piqué” sur Lycos ( http://membres.lycos.fr/crex/zic/guitare.htm )relatant l’histoire de la “gratte” électrique :
 

Imaginez-vous en 1920, à la Nouvelle-Orléans. La capitale de la Louisiane, accrochée au delta du Mississippi, est le berceau d’une musique de rue qui emprunte son nom: le “New Orleans”. Guitariste patenté du New Bluegrass Club Band, Ted est de toutes les aubades. Joueur le plus doué de sa génération, admiré par les filles, notre homme a tout pour être heureux. Enfin presque: son vieil instrument acoustique , une Martin héritée de son père, se révèle totalement inefficace au milieu des cuivres et percussions de l’orchestre. Même lorsque Ted cogne tel un bûcheron sur son tronc, quasi personne ne profite des subtils accords qu’il distille. Ses collègues, les lèvres joyeusement rivées aux trompette, clarinette ou autre saxophone, couvrent allègrement le son de la guitare. Aussi, Ted ne peut placer le moindre solo, exercice favori de tout jazzman. Le voilà condamné à jouer les seconds rôles.

D’aucuns essayent de renforcer le son de l’instrument en doublant le nombre de cordes. Cela donne des guitares à douze cordes, toujours très appréciées des musiciens de folk. D’autres augmentent la taille de la caisse de résonance mais ne vont pas très loin, les guitares n’étant pas des baudruches. Enfin quelques-uns fabriquent des grattes en métal, baptisées “drobos”, au son moins esthétique mais nettement plus puissant. Bref, de nets progrès mais aucune solution idéale.

Avec l’apparition des big bands, formations de plusieurs musiciens de jazz, le problème de Ted devient insoluble. Comment se faire entendre?

Ultime recours: la fée électricité.

Depuis 1910, la radio se développait grâce aux premiers postes à galène. Quelques années plus tard, les laboratoires de la compagnie Bell mettaient au point le premier microphone. Il devenait possible d’enregistrer, de transmettre et de reproduire des sons sous forme d’ondes électriques. Un micro, un ampli, un haut-parleur et n’importe quelle voix de basset pouvait couvrir un hall de gare. Pourquoi ne pas appliquer la recette à la guitare, se dit en 1923 un certain Lloyd Loar. Cet ingénieur travaille alors chez Gibson, une des principales fabriques américaines d’instruments de musique.

Les premiers prototypes voient le jour les années suivantes à l’usine de Kalamazoo (Michigan). Principe: un petit microphone collé sous la table d’harmonie recueille le son de la guitare, puis le transmet via un câble, à l’amplificateur. Sur le papier, cela marche. Mais bonjour la douche froide à la première écoute! La guitare ainsi amplifiée sonne comme un concert de casseroles passé à travers un décodeur Canal +. En attendant de sérieux progrès sur les microphones, les recherches sont abandonnées.

Il faut attendre 1931 pour qu’une guitare électrique soit commercialisée. Le premier fabricant à se lancer dans l’aventure est un Californien immigré de Suisse, Adolph Rickenbaker. L’histoire ne sera pas ingrate, Rickenbaker est aujourd’hui encore l’une des marques les plus prisées des guitaristes. Le modèle original, mis au point par un musicien, Georges Beauchamps, et un ingénieur, Paul Barth, est loin du design des futures stars du rock and roll. L’objet est baptisé “Frying Pan” en raison d’un look qui semble prédisposé à la confection de la paella. La conception de la Frying Pan est cependant révolutionnaire. Contrairement au prototype de Lloyd Loar, la poêle à frire fait sa cuisine sans caisse de résonance. Son microphone transforme les vibrations mécaniques des cordes en électricité. Plus besoin de résonateur, la guitare est alors toute plate. Aujourd’hui encore, la Frying Pan s’admire au musée Rickenbaker de Santa Anna.

 Ce principe va se subsister, tout en étant amélioré. De fil en aiguille, la barrette magnétique des premiers microphones est remplacé par six petits aimants. Pour que le son soit plus puissant, la bobine passe de 4000 à plus de 10000. Dans les années 50, on place deux bobinages au lieu d’un. Ce système, appelé “humbucking”, réduit le bruit de fond le souffle qui pollue le son pur et originel des cordes.

Mais revenons à Ted.

Avec la Frying Pan, le voilà enfin capable de se faire entendre dans sa formation jazz. Pourtant, lui comme la plupart de ses collègues dédaignent cet instrument bizarre. Habitué à appuyer son coude sur une caisse au hanche arrondies, Ted ne sait comment saisir ce drôle bout de bois. Seuls des amateurs de guitare hawaiienne, s’exprimant assis, l’instrument posé sur les cuisses, adoptent la création d’Adolph Rickenbaker.

Les joueurs de jazz vont attendre la guitare de compromis, équipée de microphones à barrette et d’une caisse de résonance plus petite. Ces guitares “électroacoustiques” ou “demi-caisses” sont reconnaissables à leurs deux ouïes en forme de “f” très effilé.

Première demi-caisse, l’Electro-Spanish 150 de Gibson sort en 1938. Avec elle, Charlie Chistian pose les premiers jalons de la guitare moderne dans l’orchestre de Benny Goodman. Deux ans plus tard, le guitariste meurt de la tuberculose mais grâce à lui, la guitare électroacoustique a fait son entrée en force dans le jazz. Ted désormais fanfaronne, au grand de ses collègues. Qui trouvent ses solos un peu envahissants. Qu’importe, le public apprécie.


Après la Seconde Guerre mondiale, on retrouve Ted et son instrument dans les orchestres be-bop. A partir des années 40, de nombreux luthiers relancent la guitare plate dans le style de la frying pan. Les musiciens de country prennent le pas. La première “planche” comme la surnomment ses détracteurs, est fabriqué en 1948 par Paul Bigsby pour le guitariste Merle Travis.

Mais le vrai succès commercial de la guitare pleine, solid body en anglais revient à Clarence Leo Fender, qui lance en 1950 la Broadcaster. Cette guitare est sobre, ses lignes sont belles, et elle est simple à fabriquer en grande série. Vite rebaptisée Telecaster, elle va faire les beaux jours d’une musique rebelle qui pointe le nez: le rock & roll.

Des Shadows à Elvis Presley en passant par les Beatles, la Telecaster devient l’engin emblématique. Record de longévité, elle est encore fabriquée aujourd’hui.

En 1951, Leo fender récidive en inventant la première basse électrique: la Fender Precision. Exit les lourdes et encombrantes contrebasses. Trois ans plus tard, arrive la grande sÅ“ur de la Telecaster. Superbe innovation, la Stratocaster est équipée d’un vibrato, sorte de tige métallique accrochée au cordier. En appuyant dessus, le guitariste fait varier la hauteur des notes.
Alors leader sur le marché des guitares électroacoustiques, Gibson se sent menacé par Fender et contre attaque avec l’aide d’un guitariste, bricoleur fou, qui donnera son nom à sa première solid body: Les Paul. Suit toute une collection de Gibson électriques, les SG, Flying V, Explorer… qui font le bonheur de Junior, guitariste yé-yé et fils indigne de Ted. Ce dernier porte en effet sur cette musique de zazou le regard écÅ“uré du grand couturier sur la mode “grunge”.

Le pauvre Ted n’a encore rien entendu.

 Vers la fin des années 60, Jimi Hendrix, ancien GI fraîchement revenu de l’enfer du Vietnam, faire vivre à l’instrument sa seconde révolution. Non content de jouer avec ses dents ou la guitare dans le dos, il pousse les boutons de son ampli à fond. Pour poivrer le fout, il torture le son de sa Stratocaster à l’aide d’un tas de boîtiers électroniques. Résultat: toute une génération suit les traces du maître. Les pédales d’effets deviennent alors indispensables au guitariste rock.

C’est le monde à l’envers. On n’entends plus que la guitare dans les groupes. Basse et batterie sont tout justes bonnes à servir de métronomes. Le piano a bien de la chance lorsqu’on tolère sa présence, et le chanteur est là pour faire entracte entre les interminables solos sur codes métalliques. Bientôt naissent les guitares à deux manches. Un manche avec douze cordes, l’autre avec six. Esthétiquement, ça laisse à désirer, et pourtant, l’instrument bicéphale a une raison d’être. Il permet au joueur d’enchaîner un superbe accompagnement sur douze cordes et un solo sur six sans perde de temps. Dans le genre démesure, la palme revient à Rick Nielen, du groupe Cheap Trick, qui connu quelques petits succès vers 1980 avec un guitare à… cinq manches !

Dans cet univers aussi électrique, l’acoustique n’a pas dit son dernier mot. Certes, dans les concerts géants avec sonos hurlantes, la guitare dite “sèche” pose problème. Les micros placés devant l’ouïe de l’instrument sont souvent sources de sifflements aigus: l’effet larsen. Pourtant, nombreux sont les musiciens qui veulent utiliser cette guitare acoustique sur scène.En 1970, une nouvelle technologie résout la difficulté. En incrustant six petits microphones de type piézo-électriques sous le chevalet de l’instrument, les guitares Ovation entent dans la légende. Leur sonorité allie velouté de l’acoustique aux commodités de l’électrification. Cette technique permet d’amplifier des guitares classiques, à cordes en Nylon, alors que le traditionnel micro impose un cordage métallique.


Le dernier épisode de la saga commence en 1974, lorsque le constructeur Roland sort la guitare-synthétiseur. Six micros autonomes recueillent les sons de chacune des cordes. Ces derniers sont ensuite traités de manière indépendante. Par exemple, on peut programmer un son de contrebasse sur les deux cordes les plus basses et un timbre de trompette sur les quatre autres. Le tout grâce à un énorme dispositif électronique qui fait peur aux vrais musiciens, soucieux de ne pas perdre leur spontanéité dans cette techno-mania. En 1983 naît un langage de communication universel entre instruments de synthèse (boîtes à rythmes, claviers électroniques, ordinateurs…).

La norme Midi (Musical Instrument Digital Interface) permet pratiquement de tout faire, comme de contrôler la guitare à partir d’un clavier d’ordinateur ou encore de commander un batterie électronique en tapotant sur ses cordes. Hélas pour la musique, la programmation informatique et la pratique de la souris deviennent plus importants que l’inspiration musicale et le travail des gammes.

Coulant une paisible retraite dans sa Louisiane natale, Ted suit d’un oeil amusé tous ses développements. Soixante-dix ans plus tôt, il attendait avec impatience l’invention d’une guitare capable de couvrir les cuivres de son orchestre. Aujourd’hui, assis sur le perron de sa villa, il joue du blues sur sa vieille Martin acoustique, achetée en 1893 par son père. L’oeil plein de malice, il souhaite à tous ces instruments modernes et truffés d’électronique… de vieillir aussi bien qu’elle!

Vieille Recette Irlandaise de Noel

La Dinde au Whiskey
( pour six personnes)Une dinde de 5 kg
Quatre bardes de lard (200 g)
Une bouteille de whiskey :
Sel, Poivre, Huile d’olive
Préchauffer le four, thermostat 7 pendant 30 minutes.

Barder la dinde avec le lard, badigeonner avec de l’huile d’olive, saler, poivrer.Se verser un verre de whiskey en attendant que le four soit à température.

Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson et mettre le thermostat à 9 pour bien la saisir. .Se verser deux verres de whiskey et les boire tranquillement puis redescendre-le Thermostat à 7.

Se berser trois autres berres de whyski.Après une demi-beure, la redourner et l’arroser avec le bus de buisson.

Se saisir de la vouteille de biscuits et s’enfiler une bonne rasade derrière la bravatte.Après une debi-beure de plus, tituber jusqu’au four et retourner la guinde encore une fois

Éviter de se prûler la main avec le putain de bord du four.Se resservir cinq, voire six whiskey de verre.
Luire la bringue pendant trois heures et s’arroser, si possible toutes les vingt binutes pour ne pas se dessécher - la dingue,

Ramper jusqu’à la bringue et la retirer du tour.Se resservir et essayer de sortir encore une fois cette saloperie de bestiole du four.

Ramasser la pinte bar derre, la ressuyer avec un dorchon et la foutre sur le plat.Faire très attention à ne pas se péter la gueule à cause du gras sur le garrelage.

Essayer quand même de se releber si ça arrive.Décider que l’on est bien, la, assis à côté de la bête à vinir la pouteifle de riski.

Dormir un peu….

Le lendemain, manger la dinde froide, avec de la mayonnaise - après avoir bien sûr, rangé tout le bordel de la veille.******************************

Le postérieur de nos ainées

Amis du Jour Bonjour !

Ben ouais c’est le grand retour du vengeur masqué… Fallait bien un jour qu’il réapparaisse…..

Je gage que vos esprits aiguisés et accoutumés à mes facéties épistolaires (flâttez moi mon bon Blase ! lol) ont derechef compris que j’avais mon fameux détecteur à couennerie qui s’était déclenché.

Je confirme.

Et sur ce blog en plus !

 Dans un précédent article je médisais en avant-propos sur 10 malheureux qui n’avaient rien trouvé de mieux pour accéder à ma page que de faire une recherche internet sur le thème “cul de vieille” et là paf ! , ils tombent sur mon article intitulé “au cul la vieille c’est le printemps” qui ironisait sur les retombées commerciales de l’arrivée des beaux jours. Il faut dire que mon blog est doté d’un joujou bien pratique me permettant de savoir combien de personnes m’ont lu et par quel biais ils sont arrivés sur ma page.

Et bien figurez vous amis lecteur que mes 10 amoureux gérontophiles ont fait des petits !!!!!

Ben oui faut croire qu’ils ont finalement trouvé des pas-encore-ménopausées qui leur ont permis de développer de façon, oh combien prolifique !, le gang des fanas du vieux postérieur. Jugez donc:

- en termes de recherche pour les mots “cul de vieille” : 26 connectés

- en termes de recherche pour les mots “cul vieille”: 6 connectés

- en termes de recherche sur les mots “blog cul de vieille”: 3 connectés

Soit au total 35 connectés dont 25 sur un petit mois (chiffre qui va encore exploser de façon exponentielle vu les mots que j’emploie pour vous écrire ce jour, les moteurs de recherche vont se régaler……)

 J’avoue mon étonnement. Etant assez ouvert d’esprit, je puis concevoir que tout les goûts sont dans la nature et que, ma foi, une brave mamie docile puisse être un objet de désir au même titre que “miss juillet” du dernier “Playboy” acheté par mes soins (sauf erreur de ma part c’était en 1987 avec Danièle Gilbert à poil en couverture ……bon….. tout les gouts sont dans la nature non ?). Mais la proportion me fait frémir…. Car pour 35 recherches sur le popotin de nos ainées, j’ai 2 recherches sur Francis Ponge et 3 sur la poésie en général (sans doute des lycéens qui avaient à préparer un devoir et pompaient sans vergogne sur le net afin de ne pas perdre trop de temps à réfléchir et retourner vite fait sur leur Gamecube car, nom de Dieu, ils sont enfins arrivés au niveau 13, celui qui est balèze avec des monstres verts déguisés en apparatchiks hongrois de la guerre froide qui vous balancent des lasers au cosmogonol 31 (des shaddocks ?))

Il est vrai que l’on a rarement une érection en lisant du Verlaine, enfin quoi queue…on ne sait jamais, dans un pays où 55% des personnes croient que c’est le soleil qui tourne autour de la terre il ne faut douter de rien !

Y-a-t-il des choses que j’ignore chez les détentrices de carte vermeil ? Sont elles des bêtes assoiffées de luxure ? Le feu sous la glace ? Des positions inédites grâce au fonctionnement des nouvelles prothèses de hanche ? Y-a-t-il “ouragan sur la gaine” ? (clin d’oeil à Humphrey Bogart pour les cinéphiles, les autres faites marcher google et vous trouverez lol)

No le say.

Mais bon, fort de cet indice, nul doute que je passerai mes vacances d’été à la maison de retraite “Les Gais Pinsons” de Brie-Comte-Robert, on sait jamais…..des fois que je pourrai conclure (comme dirait Jean-Claude Dusse)……

PS: au fait j’ai intitulé mon article “le postérieur de nos ainées”, ça a la même signification mais ça fait plus littéraire non ? Et puis c’est toujours ça que les moteurs de recherche n’auront pas !

Un texte pour ne pas oublier

Amis du Jour Bonjour,

 Il y a des jours où il n’est pas facile de prendre son clavier et de trouver les mots justes. C’est le cas aujourd’hui. Parce que le sujet que je me dois d’évoquer me bouleverse et il est difficile de garder un recul suffisant quand on se sent impliqué ainsi.

Petit, je croyais que c’était un ange. Un de ces êtres rares qui ne semblent habiter mon monde qu’avec la seule fonction de m’aimer et me faire plaisir. Quand nous allions la voir chez elle, je ne voulais plus repartir. J’allais me cacher sous une table en espèrant que mes parents m’oublient et que je reste à ses côtés.

Collégien, je recherchais sa compagnie et allait toujours m’assoir près d’elle à table. J’étais prêt à tout pour qu’elle soit fière de moi et je lisais dans son regard une infinie tendresse qui me rechauffait le coeur.

Devenu lycéen, j’étais en pensionnat sur Lille. Ma seule vraie distraction de la semaine était la possibilité de sortir le mercredi après midi. J’allais chez elle. A 12h45 très précise il me fallait passer le seuil de sa porte car 5 minutes de retard lui créaient des montées d’angoisse. Invariablement m’attendaient posés sur la table de la salle à manger une demi-baguette fourrée de pâté de campagne et une bouteille de jus d’orange. Elle appelait ça “le casse-croûte pour se mettre en appétit”.

Invariablement quand j’avais fini, on passait à table avec des hors d’oeuvre puis poulet fermier cuit au four et frittes maison qu’elle faisait amoureusement frire (”toujours deux cuissons…toujours poussin….sinon elles sont pas croustillantes”) dans un de ses vieux chaudrons en fonte dont elle avait le secret. Puis invariablement sa tarte aux pommes maison avec un nappage transmis de génération en génération (jaune d’oeuf et cassonnade pour la base, pour le reste je donnerais dix ans de ma vie pour enfin le savoir….).

Et moi dès l’entrée, lesté de mon sandwich au paté, je calais. Mais si j’avais le malheur de ne pas me resservir de chaque plat j’avais le droit à sa voix douce qui me disait : “Ben tu ne manges pas poussin ???? Tu es malade ????”….

Alors je m’éxécutai car on ne pouvait tout simplement pas résister à cette femme là. Et elle m’encourageait: “Vas y poussin, c’est bon pour ta croissance. Un grand garçon comme toi, ça doit prendre des forces….”

Heureusement que l’estomac d’un adolescent a des facultés d’ingestion et de récupération insoupçonnées…… Il faut dire qu’elle avait dû passer toute sa matinée à préparer “son” festin. Ne pas y faire honneur aurait été la priver de son bonheur. Et on n’avait tout simplement pas le droit de rendre malheureuse cette femme là….

A quatre heures, deux pains au chocolat et un autre litre de jus d’orange. Il n’y avait pas une seule minute que j’ai passé chez elle où elle avait autre chose en tête que de me faire plaisir.

Et pourtant….. Et pourtant le temps avait commencé à faire ses effets. L’arthrose avait déformé son dos et ses jambes au point qu’elle ne marchait qu’en titubant…..sans jamais toutefois se servir d’une canne….par coquetterie sans doute.

La station debout était pour elle une souffrance infinie mais chaque mercredi tout était prêt, comme d’habitude, pour m’acceuillir. Et quand j’évoquais ses soucis de santé, elle commençait par émettre un petit gloussement de gorge avant de dire “que veux-tu poussin, c’est la vie!”

Parfois nous branchions la radio et si la chanson lui plaisait (elle raffolait des crooners style sinatra ou dean martin), je l’invitai à danser. Il fallait faire attention à ne pas aller trop vite, chaque pas était un miracle, mais je lisais dans ses yeux un reflet que l’on devait voir pétiller quand elle avait 20 ans. Un peu comme si j’étais là à son premier bal, moi en frac et elle avec sa robe de crinolline, souriants avec la tendre complicité qu’ont les danseurs , seuls sur terre avec le parquet qui défile en tournoyant.

Elle prennait toujours ma défense, avec un aplomb et une mauvaise foi que seul l’amour pouvait insuffler. “Poussin” aurait pu voler, violer ou tuer qu’elle m’aurait trouvé admirable et pur. Mais jamais je ne l’aurai fait, parce que l’on n’a tout simplement pas le droit de décevoir cette femme là….

Elle est morte ce samedi. 

Et c’était ma grand-mère.

Lorsque le prêtre est venu lui donner l’extrême-onction, il lui a dit : “Courage, vous allez retrouver votre mari” (décédé 3 ans plus tôt). Elle a alors souri et son sourire ne l’a jamais plus quittée, jusque dans le cerceuil.

Même si mes yeux d’adultes ne tolèrent pas la présence de mes larmes d’enfants, je ne cesse depuis de penser à elle.

Parce que, voyez vous, je ne pourrai jamais cesser d’aimer cette femme là……….

Poème pour mes amis

L’amitié est une valeur rare, tous en parlent beaucoup mais peu la créent,

L’amitié est un refuge, elle ne te protége pas du mauvais sort mais te soigne,

L’amitié est un soleil, elle brille dans ton coeur mais peut te brûler,

L’amitié est une richesse, on ne l’a pas sans mériter la confiance que l’on gagne,

L’amitié est un cours d’eau, elle commence ruisseau et enfle, enfle jusqu’à devenir fleuve,

L’amitié est une herbe folle, elle surgit de nulle part et pousse même dans l’ombre,

L’amitié est un gai pinson, elle te fais rire qu’il neige, vente ou qu’il pleuve,

L’amitié est un océan, elle ne finit jamais même s’il existe des vagues au reflet sombre,

L’amitié est un oiseau, elle a besoin d’air pur et de liberté pour s’exprimer,

L’amitié est un nuage, elle change sans cesse de forme mais parfois suis le vent,

L’amitié est mon monde, changeant, remuant, tendre, moqueur, entier,

Mais il a besoin de vous mes amis pour être celui que je suis à présent.Â

Les Fous du Volant

Amis du jour, re-bonjour !

Ouais je sais je suis prolixe aujourd’hui. J’avais des fourmis dans les doigts après une longue période de silence.

J’avais envie aussi de déblatérer un petit peu sur la bêtise humaine (un de mes sujets de prédilection) en évoquant un des moments où elle s’exprime le mieux : la conduite de ces cerceuils sur roues que nous appelons avec affection “voitures”.

Ralalààà je sens que je vais me régaler aujourd’hui…..Un sourire sadique enjolive mon faciès au moment où je vous écrit, tellement j’en ai à raconter sur le sujet.

Tout d’abord distinguons (comme d’habitude !) le point de vue masculin du point de vue féminin…

Déjà le fossé entre les deux communautés se creuse au point de ressembler à la Fosse des Mariannes dès le choix du véhicule: l’homme regarde en premier les caractéristiques techniques (moteur, cylindrée, consommation et surtout faculté d’accélération et vitesse de pointe si vous voyez ce que je veux dire…). C’est d’autant plus essentiel qu’il doit connaître sur le bout des doigts ce genre de choses pour meubler utilement les conversations à venir avec son voisin, son beau-frère, ses amis, le chien de sa voisine etc etc…. quand il présentera son nouveau joujou avec fierté et ostentation. Nous le savons bien, tout homme est l’heureux propriétaire d’une formule 1 dernier cri et, même si tout comme moi il ne sait pas où se situe les bougies, il est capable de vous parler de sa “tête de delco” pendant 3 heures sans pause pipi !

Une femme a une vision totalement opposée à la question. Tout d’abord elle ne sait pas ce que veut dire la tête de delco et s’en fout éperdumment ! Ce qui compte pour elle, c’est que la voiture soit “mignonne”. Son esthètique doit coller à la personalité de sa future propriétaire (voire sa couleur coordonnée avec celle du sac à main…). Peu importe qu’elle roule au jus de betterave, qu’elle ait une vitesse d’escargot asthmatique ou encore que les “reprises” soient courtes ou longues ! (je parle de la voiture, pas de la femme, bande de goujats !!!!!!!)

Ensuite viennent les autres critères essentiels: la taille du coffre pour ranger la poussette, les cartables, les courses et tout ce qui meuble utilement la vie de nos moitiés, les espaces de rangement pour mettre le biberon du bébé ou le dentier de mamie, et surtout la taille du rétroviseur pour arranger la frange rebelle qui rebique tout le temps cette conne (la mèche…pas la conductrice ! rhooooo mais ça va suffire oui !) en attendant que le feu passe au vert (quand on attend au feu la conductrice remet du rouge à lèvres ou se recoiffe, le conducteur lui se cure le nez…).

 Différence ensuite dans le comportement au volant:

- Chez l’homme tout est question de “moyenne”….D’où les expressions consacrées suivantes : “arrêtes chérie tu vas me casser ma moyenne !”, “on a fait X km/h de moyenne”, “je ralentis, l’adhérence est moyenne”, “- Alors c’était comment ces vacances à Vesoul chez ta belle-mère ? - Moyen !”

Deux types d’homme émergent du lot: les gens pressés et les fatalistes.

- Les “pressés” sont prêts à faire toutes les folies pour gagner le fameux dixième de seconde qui leur permettra de dire avec fierté “j’ai parcouru le trajet boulangerie-poste en 2 minutes et 27 secondes”. Pour certains il faut doubler, zigzaguer à droite - à gauche et sans le clignotant (sinon ce serait pas drôle), voire rouler sur la bande d’arrêt d’urgence, pour sacrifier au rite du Dieu “Temps qui passe” même s’ils ont un quart d’heure d’avance sur le planning et que rien ne presse.

On assiste alors aux comportements les plus odieux (coups de klaxon quand le feu passe au vert, course poursuite si sa “formule 1″ est doublée par un plus rapide que lui, mesquineries en tout genre pour que nom de Dieu on puisse passer devant l’autre taré quand on est coincé dans un bouchon, bras d’honneur et insultes quand on traîne devant etc etc) si ces personnes estiment que l’on est en train de leur “casser” leur belle “moyenne” qui leur permettra d’aller plus vite au purgatoire quand le fatal accident de la route qui les guette arrivera. Je connaît ainsi des gens parfaitement censés, polis et calmes qui se transforment en fauves de l’asphalte dès qu’ils ont un volant dans les mains. La bave fleurit à la commissure de leurs lèvres, les yeux s’injectent de sang et ils se mettent à jurer et crier dès que quelqu’un leur fait l’insulte suprême de les ralentir.

- Les fatalistes sont une race plus calme et au demeurant (seulement au demeurant, on verra pourquoi plus loin !)hautement sympathique. Ils ont le temps même s’ ils ne l’ont pas et se disent que le plus sûr moyen d’arriver d’un point à un autre est d’arriver vivant ! Forts de leur bon droit, ils respectent les limitations de vitesse, voire freinent comme des fous et se mettent 30km/h en dessous de la limite légale quand arrive le radar automatique et affichent une bonhomie énervante quand on est derrière eux, en retard à votre rendez-vous et que le stress monte dans votre habitacle…..C’est généralement dans ce cas là que le fataliste s’arrête pour laisser passer un tracteur (et les agriculteurs sont au volant de leur engin de grands fatalistes…) … Ou une voiturette sans permis (le plus féroce prédateur de la route après le radar mobile ! Combien d’accidents ont lieu chaque année quand des personnes ont voulu dépasser ces machins que de loin on prend pour une voiture alors qu’ils avancent à la vitesse d’un Trésorier du Fisc qui doit rendre des sous ? Hum ?????).

On rencontre très souvent le fataliste sur la voie de gauche d’un autoroute, roulant juste à la vitesse autorisée et refusant obstinément de se rabattre, convaincus qu’il est d’être dans son bon droit sur la base de l’axiome suivant :”Nan je me rabattrai pas ! Elle est limitée à 130 et moi je suis à 130….”.

Chez les femmes on distinguera trois clans: la “femme de base”, la “masculine” et, pour la bonne bouche, la “distraite”

- La “femme de base” a peur de la voiture. Elle craint pour sa progéniture qui est sur la banquette arrière et surtout, par instinct de conservation, elle ne connaît que trop bien les hommes pour ne pas se méfier de leurs prouesses motorisées. D’où une certaine réticence à y aller franchement. Et dans sa conduite ça se sent ! Le temps de réaction pour s’engager dans un dépassement est plus long (”J’y vais ou l’autre fou qui est derrière aussi va s’engager de façon brutale ?”), le temps d’arrêt au stop aussi, et au feu on s’engage avec le tempo moderato ma non troppo ( parce que la mèche rebelle a été très récalcitrante ou parce qu’on veut vraiment vérifier que le feu est bien vert …..). Bien entendu les excès de vitesse sont rarissimes et même parfois on peut voir des “sous-vitesses” qui pourrait faire croire qu’elles conduisent avec une voiturette sans permis….

- La masculine quand à elle est un vrai homme au volant. Il n’y a rien à dire sur elle: tout a été développé sous la rubrique “homme” du présent texte ! Un seul bémol pourtant: il peut exister une variante extrêmement dangereuse, la masculine coquette……. Remettre sa mèche de cheveux à 180 km/h de “moyenne” peut présenter des inconvénients non négligeables….

- La distraite est une espèce à part. Elle est très facile à repérer: c’est la seule qui freine au feu vert ! On peut aussi la reconnaître à sa fâcheuse habitude de mettre le clignotant à droite quand elle va à gauche (ou inversement), voire à mettre la marche arrière sur la voie rapide car elle a loupé sa sortie… Il peut arriver que la distraite tombe en panne d’essence ou encore fasse trois fois le tour d’un rond-point car elle hésite sur sa direction. De même on peut aussi la rencontrer blocquant une station service car elle a mis de l’essence dans le réservoir de la splendide turbo-diesel de son mari…(traduit en langage d’homme ça donnerait : 250cv, 220km/h de vitesse de pointe, 0 à 100 en 8,4S, boîtier semi-automatique, ABS, ESP, ASR, grille-pain et pommeau de douche intégrés !). Sous ses aspects les plus sympathiques, la distraite est éminemment dangereuse. Leurs époux prévoyants leur offrent souvent des véhicules à l’épreuve des balles, genre 4X4 blindé ou char d’assaut, afin de limiter la casse qu’induit forcément leur caractère aventureux.

En conclusion, ami lecteur, tu dois te demander dans quelle catégorie tu ranges l’auteur de ce pamphlet, partant du principe qu’il est facile de se moquer mais plus difficile d’être irréprochable. A cela ma réponse est nuancée: comme bon nombre d’entre nous je suis un peu de tout, en fonction de mon humeur du moment, du temps qu’il fait dehors, du type de musique que j’écoute en conduisant, si mes enfants “parqués” à l’arrière de ma voiture me rejouent la troisième guerre mondiale version chérubins ou encore si mon “ex” en me les laissant pour le week-end m’a une fois de plus livré des réflexions bien senties sur le bonheur de ne plus vivre avec moi… Et comme je suis poète, j’ai aussi un aspect féminin dans ma personnalité qui me permet parfois de faire trois fois le tour du rond-point avant de mettre du diesel dans mon réservoir à essence….